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Un conte de Noël
Il était une fois, un homme que l’on surnommait Saint Nicolas. Et contrairement à ce que les histoires de nos jours peuvent raconter, Saint Nicolas n’était pas vêtu de rouge, n’avait pas de poids en trop et, surtout, n’avait pas de barbe. Il n’était pas vieux du tout et on pouvait même le considérer comme très séduisant. En fait, il ne ressemblait en rien à la description que l’on connaît de lui si ce n’est son incroyable gentillesse et son amour pour les enfants. Saint Nicolas était un nom donné par les gens qui avaient bénéficié de sa bonté. Son véritable nom était Yamamoto Takeshi.
Myre, 301 après Jésus Christ.
La nuit était tombée depuis longtemps sur le village de Myre et une épaisse couche de neige recouvrait le sol en ce mois de décembre. Mais pourtant, un jeune homme marchait dans les rues traînant derrière lui un grand sac. Regardant à gauche et à droite, il se dirigea vers une petite maison qui tombait en ruine et toqua trois fois. La porte s’entrebâilla et une femme apparut dans la lumière. Dès qu’elle reconnue son visiteur, elle le laissa entrer.
À l’intérieur, dans l’unique pièce de la maison, il y avait des lits partout et plusieurs couvertures à même le sol. Une table et une cheminée occupaient la plus grande partie de la pièce. Les fenêtres avaient été calfeutrées avec de vieux linges pour éviter au froid d’entrer. Un feu ronflait dans l’âtre et plusieurs enfants, une vingtaine, regardaient les flammes danser.
Soudain, un petit garçon aux cheveux blonds comme les blés se retourna et, en voyant le nouvel arrivant, hurla :
-Saint Nicolas!
Tous les autres se retournèrent aussi et commencèrent à crier en chœur :
-Saint Nicolas!
-Bonsoir les enfants! S’écria Yamamoto en attrapant les jeunes qui lui sautaient au cou.
Même les plus vieux s’approchèrent timidement afin de mieux le voir. Takeshi riait de bon cœur en chatouillant une fillette ou encore en faisant la course contre deux petits garçons.
Après un petit moment passé à jouer avec tous les gamins présents, Yamamoto retourna à l’entrée où il avait déposé son gros sac. Il regarda ensuite les enfants qui s’étaient tous assis en demi-cercle. Un petit sourire vint s’accrocher à ses lèvres alors qu’il demandait :
-Est-ce que quelqu’un peut me dire ce qu’il y a dans ce sac?
-Des jouets! Hurlèrent certains.
-Des peluches! Hurlèrent les autres.
Et, dans un grand rire, Yamamoto vida son sac par terre au milieu des enfants. À l’intérieur, il y avait des jouets de toutes sortes. Des petits soldats de plomb, des poupées, des petits chevaux de bois et des trains peinturés de toutes les couleurs et qui avançaient sur de petites roues en bois. Des peluches représentant des ours, des chats ou encore des chiens trônaient sur la pile. Des vêtements chauds pour l’hiver apparaissaient ça et là parmi les jouets.
En criant, les jeunes se précipitèrent sur la montagne de présents. Il y en avait pour tous les goûts et pour tous les âges. La femme qui était venue ouvrir à Takeshi et qui était aussi la directrice de l’orphelinat pleurait à chaudes larmes devant le spectacle. Depuis maintenant trois ans, ce jeune homme dont personne ne savait rien venait leur rendre visite une fois par mois. Elle savait de source sûre qu’il visitait aussi les deux autres orphelinats du village avant de passer chez elle. Mais d’où venaient donc tous ces jouets?
-Qui veut entendre une histoire? Demanda Takeshi à la cantonade.
-Moi! S’écrièrent les enfants d’une seule et même voix.
S’installant devant le feu avec un livre qu’il avait apporté, Yamamoto commença une histoire qui se termina vingt minutes plus tard. Tous les petits dormaient à poings fermés, un grand sourire aux lèvres.
Il se leva ensuite sans faire de bruit et enfila son manteau et ses bottes. La jeune femme qui lui avait ouvert vint le voir pour le saluer après qu’elle eut bordé tous les jeunes.
-Encore une fois, Saint Nicolas, vous avez apporté la joie et la paix dans cet orphelinat. Les enfants me parlent sans cesse de vous et des histoires que vous leur raconter.
-Ça me fait plaisir Kyoko et mon seul plaisir est de voir leurs visages s’illuminer lorsqu’ils me voient arriver.
Il se pencha et déposa un baiser sur le front de la femme qui ferma les yeux. Il déposa ensuite une petite bourse contenant quelques pièces d’or dans la main de la propriétaire des lieux. Avant qu’elle ne puisse protester, l’homme avait disparut dans un tourbillon de neige. La directrice pria pour le bonheur de ce jeune homme qui amenait la joie dans son orphelinat à chaque vingt-cinq du mois.
Dehors, Yamamoto marchait vers le quartier sud de la ville. Ses amis devaient maintenant l’attendre.
Après une bonne heure de marche, il entra dans un vieil entrepôt où de la lumière brillait encore malgré l’heure tardive. À l’intérieur, plusieurs personnes étaient en train de fêter. Encore une réussite ce mois-ci. Des outils traînaient un peu partout ainsi que des morceaux de tissu et de bois.
Takeshi s’approcha du petit groupe. Tous ses amis d’enfance. Il y avait Gokudera, Tsuna, Dino, Lambo et Ryohei. C’était les seuls qui étaient restés près de lui malgré les épreuves. Ils avaient décidé d’un commun accord de créer cette usine où il fabriquerait eux-mêmes des jouets qu’ils distribuaient plus tard aux jeunes défavorisés. Et, depuis trois ans, il faisait le bonheur d’une cinquantaine d’enfants.
C’est Tsuna qui le remarqua le premier.
-Alors, Yamamoto, comment c’était ce soir?
Le brun commença alors à raconter sa soirée à ses amis qui se réjouissaient de la réaction des enfants.
Ils se quittèrent tard dans la nuit avec la satisfaction du travail accompli. Demain, ils recommenceraient tout à zéro et de nouveaux jouets allaient être créés.
Yamamoto marchait d’un pas léger vers sa maison où l’attendait la personne la plus chère à son cœur.
Et est-ce que vous avez déjà entendu parler de la compagne de Saint Nicolas, celle que l’on nomma plus tard Mère Noël? Encore une fois, vous avez tout faux. Ces vieilles histoires ont toutes été modifiées pour éviter les scandales. Car, voyez-vous, la raison pour laquelle Yamamoto Takeshi aimait autant les enfants, c’est qu’il ne pourrait jamais en avoir lui-même. Depuis son adolescence, celui que tout le monde connaissait sous le nom de Saint Nicolas avait découvert qu’il préférait les hommes aux femmes. Désespéré par cette fatalité, il avait tenté plusieurs fois de mettre fin à ses jours. Il avait ensuite sombré dans la dépression et dans l’alcool. Ses amis s’inquiétaient beaucoup pour lui et même s’ils connaissaient la différence de leur ami, ils l’acceptaient.
Un jour, alors qu’il croyait qu’il ne pourrait jamais plus remonter la pente, il croisa le regard d’un jeune homme qui devait avoir son âge. Ses yeux d’un bleu glacé et profond avaient croisés les siens pour ne plus se quitter. Il traversa la route qui les séparait et alla se présenter. L’autre était du genre réservé et timide mais agressif lorsqu’il se sentait attaqué. Hibari Kyoya qu’il s’appelait. Pour la première fois de sa vie, Yamamoto était amoureux et ce, depuis le premier regard. Mais il préférait vivre son amour qu’il croyait à sens unique en silence plutôt que de perdre l’élu de son cœur en lui avouant.
C’est ainsi qu’ils devinrent amis malgré la réticence du plus réservé. Et, un soir, alors qu’ils sortaient d’un bar, Hibari l’avait agrippé par les bords de son manteaux et l’avait embrassé en murmurant un «je n’en peux plus». Sous la surprise, Takeshi resta d’abord de marbre et, tandis que Kyoya s’éloignait de lui, il lui attrapa le menton pour continuer le baiser.
Ils avaient ensuite passé la nuit ensemble chez Hibari et ils ne s’étaient pas quitté depuis. Trois ans et quelques mois qu’ils vivaient ensemble. Mais ils faisaient bien attention à ce que personne ne le découvre jamais. Car c’était une chose très mal vue par les gens à leur époque. C’est après avoir découvert le bonheur aux côtés de son amant que Yamamoto proposa son projet à ses amis pour rendre les enfants heureux. Tous acceptèrent avec joie.
Takeshi arriva enfin devant chez lui. Il poussa la porte et se retrouva dans un petit salon faiblement éclairé par une bougie et un feu dans la cheminée. Son amant était allongé sur le sofa, un livre ouvert sur son ventre. Il dormait bien tranquillement et sa respiration était calme.
Takeshi accrocha son manteau et rangea ses bottes. Il observa son petit ami et sourit tendrement devant le spectacle divin que représentait Hibari Kyoya en train de dormir.
Il s’approcha doucement du corps endormi et déposa un baiser sur les lèvres entrouvertes. Son amant remua sous lui mais sans se réveiller.
Il fit ensuite glisser sa langue sur les lèvres roses qu’il mordilla légèrement. Au bout d’un moment, il sentit une langue venir timidement à la rencontre de sa jumelle. Il ouvrit les yeux pour voir les deux océans bleus foncé qui l’avaient captivé dès le premier jour le fixaient.
Le baiser devint rapidement passionné et, quand ils se quittèrent pour reprendre un peu d’air, Hibari vint se coller contre son torse. Il y avait un moment déjà que le petit brun avait abandonné son côté froid et hostile en la présence de son amant.
-Est-ce qu’ils étaient contents? Demanda Kyoya.
-Moui. Très. Mais, dis-moi, est-ce que tu viens de me demander comment allaient ces enfants dont tu dis ne pas te soucier?
Hibari se renfrogna et ses joues prirent une délicate teinte rosée.
Avec un petit rire, Yamamoto déposa un baiser sur le nez de son amour avant de descendre jusqu’au cou qu’il grignota tout en détachant lentement les boutons de la chemise de son amant.
-Nh… Takeshi.
-Je t’aime tellement. Tu es la meilleure chose qui me soit arrivée. Lui susurra le plus grand des deux.
-Je…t’aime aussi. Haleta l’autre tandis que son amant avait passé sa main dans son pantalon.
Il s’accrocha désespérément à la veste de son petit ami qui lui léchait maintenant le torse. Une larme roula sur sa joue car il savait que tout avait toujours une fin. Son bonheur ne pouvait que se transformer en malheur et peu importe ce qu’il pouvait tenter pour l’en empêcher.
Mais pour l’instant, rien ne comptait plus que leurs corps en feu qui se rapprochaient dangereusement et qui s’électrisaient un peu plus à chaque contact. Leurs langues qui se cherchaient et se trouvaient, leur plaisir commun qui grandissait rapidement tout comme leur amour. Deux corps, deux âmes qui se cherchent et qui se trouvent pour ne plus se quitter. Le bonheur d’aimer et de se savoir aimé en retour. Le plaisir ressentit au sommet de leurs caresses et le silence qui suit. Car ces moments là n’ont pas besoin de mots. Ils se comprennent, savent qu’ils ressentent exactement la même chose. Pour finalement s’endormir dans les bras de l’autre.
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Un mois passa. Yamamoto était dans l’entrée de leur maison en train d’enfiler ses bottes et son manteau. Hibari apparut dans le cadre de la porte.
-Tu dois vraiment y aller?
-Oui. Ces enfants comptent sur moi.
-…
-Allez! Ne fait pas la tête! Je reviens ce soir et on fera tout ce que tu veux.
Un dernier baiser et Takeshi sortit dans l’air froid de cette fin d’après-midi. Il disparut rapidement dans les rues du village.
L’obscurité se fit rapidement et Yamamoto pressa le pas. Il était partit plus tard que prévu pour cause de beau brun nécessitant de l’affection. Mais il devait se dépêcher car les enfants l’attendaient.
Au détour d’une rue, il tomba sur la Varia, un groupe de rebelles du village qui faisait régner «l’ordre». En fait, ils se contentaient de massacrer des innocents sans défense qui avaient, selon eux, enfreints les lois. Ils utilisaient bêtement l’excuse d’exécuter la volonté de Dieu pour maltraiter les plus faibles.
«Merde. J’suis mal là.»
-Tiens, tiens. Saint Nicolas comme ils t’appellent tous. Que nous vaut l’honneur de ta visite?
-Je me rendais chez des amis alors si vous voulez m’excuser…
Mais alors qu’il repartait en sens inverse, le plus grand de la bande le rattrapa et le ramena face à son boss.
-Tu ne croiras jamais ce que j’ai entendu dire sur toi! S’esclaffa Xanxus, le chef.
-…
-Il paraît que tu fais ta vie avec un homme! Ah, c’est la meilleure! Tu ne trouves pas? Lui demanda-t-il avec un regard méprisant qui prouvait qu’il savait la vérité.
«Je suis vraiment mais vraiment mal là.»
-Ma source n’a pas voulu me révéler le nom de cet homme mais soit bien sûr qu’on le retrouvera.
«Au moins Hibari sera sauf.»
-Les gars, je crois qu’on doit le punir. Il agit contre Dieu et trouble la paix du village.
Et avant que Yamamoto n’ait pu s’enfuir, le grand gaillard qui le tenait lui balança un coup dans l’estomac. La respiration coupée, Takeshi glissa au sol. Un petit blond qui se tenait à l’arrière du groupe s’avança pour lui flanquer un coup de pied puissant en plein visage. Un craquement sinistre se fit entendre, signe que le nez venait d’être cassé.
Alors qu’il essayait de se relever, Xanxus lui attrapa férocement les cheveux et lui souffla à l’oreille :
-J’espère que tu auras appris ta leçon. Quoiqu’elle ne te servira plus à rien à présent.
Et il le frappa au visage.
Yamamoto sentit sa tête tourner. Sa vision se faisait de plus en plus flou et du sang emplit sa bouche. Il s’étouffa lentement avec le liquide poisseux qui s’insinuait dans sa gorge.
Pendant ce temps, les autres continuèrent de le rouer de coups jusqu’à ce que la victime ne puisse plus bouger.
Ennuyé, Xanxus fit un geste de la main et une des brutes sortit un couteau. Yamamoto sentit le métal froid lui déchirer la peau et se planter à plusieurs reprises dans son corps glacé. À chaque endroit où elle frappait, l’arme laissait un grand vide froid, aspirant un peu plus de sa vie à chaque coup.
La Varia s’enfuit en courant, laissant leur victime agoniser dans la neige froide qui devenait peu à peu rouge.
Dans un dernier râle rauque, Yamamoto mourut avec, dans ses pensées, le visage de son amant qu’il ne verrait plus.
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Cette nuit-là, les orphelins se couchèrent sans cadeaux et sans histoire. Kyoko, inquiète, attendit à la fenêtre jusqu’à une heure tardive mais Saint Nicolas ne vint pas. Gokudera, Tsuna, Dino, Lambo et Ryohei partirent chez Yamamoto pour voir ce qui le retenait. Jusqu’à maintenant, il n’avait jamais été en retard. Hibari, dont ils connaissaient tous le rôle dans la vie de leur ami, leur apprit qu’il était partit plusieurs heures auparavant vers leur entrepôt. Ils repartirent tous les six à la recherche de Takeshi.
Ce n’est qu’au petit matin qu’ils le découvrirent. Il était allongé sur le ventre, dans la neige qui avait pris une teinte rouge sombre. Ses yeux encore ouverts reflétaient le paysage sans le voir. Hibari se pencha vers le corps froid et sans vie de son amant et lui prit la main tandis que Tsuna hurlait que ça ne pouvait pas être vrai et que Gokudera était partit chercher du secours. Des larmes coulaient sur les joues du brun tandis qu’il se remémorait leur rencontre et tous les bons moments passés ensemble ainsi que toutes ces nuits où ils s’étaient aimés.
Dans l’après-midi, on enterra Saint Nicolas. Les trois orphelinats au grand complet étaient présents et tous pleuraient le départ de cet ange salvateur qui avait apporté un peu de bonheur dans leur vie. Cependant, avec les amis du défunt, ils étaient les seuls à s’être présentés. Personne ne voulait être associé à une «tapette» surtout avec La Varia dans les parages.
L’entrepôt où les jouets étaient fabriqués fut vidé et la vie reprit son cours normal après quelques mois de silence et de peine. Deux des orphelinats durent fermer leurs portes à cause du manque de fonds et seul celui de Kyoko subsista. Plusieurs enfants se retrouvèrent sans logis et beaucoup moururent de faim. Maintenant que Saint Nicolas n’était plus là, tous ressentait le bien qu’il apportait à ce village. Mais il était trop tard.
Hibari resta seul, enfermé chez lui, chez eux. Il ne pleurait plus. Il se contentait de rester allongé dans ce qui fut leur lit et de repenser à toutes les paroles de son amant tout en reniflant nuit et jour l’odeur de son amour qui était imprégnée dans l’oreiller. Il était au bord du désespoir et il se laissait lentement dépérir. À quoi bon survivre puisque la seule chose qui le maintenait en vie était morte?
Un jour, alors qu’il sortait prendre l’air pour se changer les idées en vain, il tomba sur un jouet qui se tenait devant sa porte. Un petit cheval de bois. Au loin, un enfant s’enfuyait de peur d’être surpris devant la maison des «exclus».
En écarquillant les yeux, Hibari prit l’objet entre ses doigts et réalisa soudain que tout ceux que Yamamoto avait aidé en tant que Saint Nicolas avait été au courant pour eux durant toutes ces années. Ils l’avaient accepté. Il eut un petit sourire de tristesse en se disant que tout cela aurait pu être évité. Se ressaisissant, il se dit que tout ça allait changer. Son amant avait tenté de faire bouger les choses. À lui de continuer sur les traces de son amour. Il n’allait pas abandonner.
Glissant le cheval dans sa poche, il partit vers la maison de Tsuna en se promettant que le mois prochain, Saint Nicolas serait de retour.
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L’histoire de Saint Nicolas est racontée depuis toujours dans les familles. Cet homme au grand cœur qui aidait les plus démunis. Seulement, ce que l’histoire ne dit pas, c’est comment il s’est fait agresser par des gens cruels pour avoir trouvé l’amour de sa vie. Tout ça parce qu’il était différent. Cependant, quelque part, la véritable histoire subsiste. À l’époque, un homme s’est entêté à raconter sa version de la tragédie en espérant que son amant resterait gravé dans les mémoires comme étant la personne la plus généreuse et sensible qui soit. Comme lui le connaissait. Malheureusement, trop de gens s’attardent aux apparences et ne veulent pas découvrir ce qui se cache dessous. Hibari Kyoya mourut quelques années plus tard pour avoir tenté de révéler la vérité. Les gens préféraient rester enfermés dans leur monde de mensonge plutôt que de voir la lumière. Mais les optimistes qui, comme vous et moi, croient la véritable histoire sont certains que Yamamoto et Hibari se sont retrouvés après toutes ces épreuves.
Fin
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