Jeudi 1 juillet 2010 4 01 /07 /Juil /2010 20:59

reborn-63.jpg

 

 

Bonus

 

 

Chrome regarda Hibari avec effarement. Quand elle avait proposé au brun de sortir prendre un verre, elle était sûre de se faire claquer la porte au nez. À sa plus grande surprise, Kyoya avait accepté. Il avait vaguement grommelé que ça lui ferait du bien de prendre l’air.

 

En fait, c’était Tsuna qui avait proposé à la jeune gardienne de faire sortir Hibari de sa chambre. Elle avait accepté, étant au courant de la situation entre les gardiens du nuage et de la brume.

 

Seulement voilà, elle ne se serait jamais doutée de l’effet de l’alcool sur son coéquipier. C’est pourquoi elle était en train de regarder Hibari avec effarement. Le pauvre gardien avait avalé à lui tout seul cinq bières, six shooter de vodka et il en était à son troisième margarita. Il était donc logique de dire que le pauvre était indubitablement bourré. Tout aurait pu finir quand la jeune illusionniste avait enlevé son verre à son «ami» et qu’elle l’avait entraîné à sa suite à l’extérieur, mais le manieur de tonfas avait décidé que ce soir, il avait l’alcool triste. Aussi, il pleura tout au long du trajet en taxi qui les ramena au manoir.

 

-Pourquoi… je voulais tellement… je m’ennui de ce crétin. Baragouina-t-il d’une voix pâteuse.

 

-Mais oui, Hibari-san. Lui aussi s’ennui de vous.

 

-NON! Je sais qu’il… hips… qu’il ne m’aime pas. Hoqueta-t-il.

 

Chrome soupira et posa sa main sur la cuisse du brun dans un geste de réconfort, mais celui-ci se laissa carrément tomber sur l’épaule de la jeune gardienne. Surprise, elle lui passa une main dans les cheveux. Elle fut étonnée qu’il la laisse faire. Il semblait déboussolé, perdu et tellement triste.

 

-Je veux le récupérer. Je l’aime plus que tout au monde. J’aime Mukuro. Souffla Hibari.

 

Malgré la forte odeur d’alcool qui essayait de lui prouver le contraire, la jeune fille savait que Kyoya était conscient de ses paroles et qu’il était sincère. Il s’endormit ainsi, contre son épaule, alors qu’ils arrivaient au manoir.

 

Ce fut Ryohei qui ramena le gardien du nuage à son lit. Ce soir là et pour la première fois depuis qu’il avait rompu avec Mukuro, Hibari dormit d’un sommeil paisible.

 

Dans sa chambre, Chrome souriait. Il y avait encore un espoir pour le couple.

 

Fin

 

Désolée, je me sentais le besoin de mettre par écrit la soirée dont parlait Chrome.

Et un Hibari bourré… j’aurais bien aimé voir ça!

Ciao!

Par MissAkatsuki
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Jeudi 1 juillet 2010 4 01 /07 /Juil /2010 20:56

mukuroxhibari-283717453.jpg

 

 

 

Quand la vérité éclate

Enfin, le grand jour arriva. Tsuna et cinq de ses gardiens attendaient dans la grande salle à manger du manoir Vongola. Le jeune parrain regardait nerveusement autour de lui, tandis qu’il se répétait que plus jamais il n’allait suivre Mukuro dans un de ses plans débiles.

 

De son côté, Hibari fulminait. Il s’était motivé durant tout le trajet depuis chez lui. Il était décidé à exterminer cette petite garce qui avait osé lui volé son homme. Au diable sa conscience qui lui soufflait que c’est lui qui avait quitté l’illusionniste.

 

Tsuna tourna la tête du côté de son gardien du nuage et eut envie de tout annulé en voyant le sourire sadique qui illuminait les traits de Kyoya. Ça s’annonçait mal, très mal.

 

Dans le couloir, Mukuro avançait, suivit de près par Chrome.

 

-Mukuro-sama, vous êtes sûr que c’est une bonne idée?

 

-J’en suis même certain ma petite Chrome. Kyoya va me revenir! Sa jalousie va lui faire avouer qu’il est amoureux de moi! Annonça le gardien de la brume, fier de son plan.

 

-Euh… Et s’il n’est pas jaloux?

 

Rokudo Mukuro s’arrêta net, à quelques mètres de la porte de la salle à dîner du manoir. Il n’avait pas pensé à cette option!

 

-Ne t’inquiète pas! Je suis sûr qu’il est fou de moi… Ajouta-t-il, moins confiant.

 

La jeune fille se contenta de hocher la tête. Elle regarda Mukuro qui était perdu dans ses pensées. Elle lui tapota l’épaule et entra dans la salle.

 

Tsuna sursauta et se retourna au ralentit en entendant la porte s’ouvrir. Toutes les personnes présentes retinrent leur souffle. Chrome passa la tête par l’entrebâillement. Tous recommencèrent à respirer. Les quatre gardiens qui ne se doutaient en rien de la crise à venir soupirèrent même de déception. Ils avaient vraiment hâte de rencontrer celle qui arrivait à supporter Mukuro.

 

La seule gardienne entra en saluant les autres membres de la famille et elle prit place à côté de Gokudera. Tsuna déglutit en réalisant que les deux dernières places de libre étaient en face et à côté d’Hibari. Il ferma les yeux et pria pour éviter un massacre.

 

Dans le couloir, Rokudo tentait de se persuader que son plan était le meilleur et que tout allait fonctionner comme prévu. Il se concentra quelques secondes en imaginant la pire des filles superficielles possible et la fît apparaître devant lui. Lorsqu’il ouvrit les yeux et qu’il vit le résultat, il sourit diaboliquement. Il n’était pas le maître des illusions pour rien. Rassuré, il poussa la porte de la salle à manger, entraînant sa «petite amie» derrière lui.

 

Tsuna sentit sa mâchoire se décrocher. Mukuro avait fait fort. Peut-être même un peu trop s’il se fiait au regard incendiaire d’Hibari.

 

L’illusionniste entra et présenta sa petite amie.

 

-Je vous présente Anne!

 

Gokudera s’étouffa tandis que Yamamoto détournait les yeux en rougissant. Ryohei ne savait plus où se mettre et Lambo ne cessait de fixer la nouvelle arrivante. Chrome soupira de découragement tout en se pinçant l’arête du nez. Son mentor aurait au moins pu créer une illusion qui ne semblait pas sortir d’un bordel!

 

En effet, la jeune fille portait des vêtements qui semblaient trois tailles en dessous de la sienne. La mini-jupe qu’elle portait était tellement courte qu’on aurait pu croire que c’était ses sous-vêtements. Son chandail était tellement serré qu’elle semblait ne pas pouvoir respirer avec. Des longs cheveux blonds et ondulés descendaient dans son dos et son visage semblait figé tant il y avait de fond de teint et de fard à joue. Son rouge à lèvre et son fard à paupière avaient été appliqués en une couche épaisse et grossière. Elle faisait au moins deux têtes et demi de moins que Mukuro mais ses talons hauts la montaient presque à sa hauteur.

 

Hibari fulminait sur place. Comment avait-il osé?! Aller chercher une greluche pareille! Comme il allait lui faire payer! À lui comme à elle! Comble de malheur, les deux s’approchaient pour venir s’asseoir près de lui. La fille à ses côtés et son ex amant en face.

 

Tsuna se racla la gorge et demanda à ce qu’on apporte le petit-déjeuner. Les domestiques s’enfuirent rapidement, trop heureux de quitter l’ambiance électrique qui régnait dans la pièce.

 

Mukuro jeta un coup d’œil à Kyoya. Leurs regards se croisèrent, mais Kyoya détourna les yeux, ignorant le sourire de Rokudo. Le gardien de la brume sentit son cœur se serrer face à l’indifférence de son ex.

 

Durant tout le déjeuner, personne ne parla. La tension était à son comble. Tsuna tenta plusieurs fois de faire la conversation mais aucun de ses gardiens ne souhaitait engager la discussion. Ils se dépêchaient de terminer leur assiette afin de quitter au plus vite cette pièce maudite. Même ceux qui n’étaient pas au courant de l’histoire entre Mukuro et Hibari pouvaient ressentir de l’animosité entre ces deux là.

 

Au début, l’illusionniste présenta Anne et venta ses qualités et améliora ses défauts. Hibari semblait décidé à rendre la matinée pénible puisqu’à chaque fois il répondait sèchement et ignorait chaque parole de la «garce qui lui a piqué son homme».

 

Bref, Mukuro avait rapidement compris que ce n’était pas de jalousie que Kyoya était en train de se consumer, mais de colère. Aussi, il décida de faire taire la blonde avant que son ancien amant ne se jette sur elle pour lui arracher la tête et ainsi découvrir que toute cette histoire n’était qu’une illusion. Le gardien de la brume gardait quand même espoir puisque depuis un certain temps, le brun n’arrêtait pas de lui jeter des regards en coin et il crispait ses doigts sur la table. De la jalousie? Peut-être…

 

Lambo fut le premier à terminer son assiette. Malgré la vue splendide que lui offrait le magnifique décolleté d’Anne, il préféra abandonner avant que la bataille éclate. Il s’excusa et sortit précipitamment. Quelques secondes plus tard, Ryohei prétexta un entraînement intensif de boxe et suivit le gardien de la foudre à l’extérieur.

 

Gokudera et Yamamoto se jetèrent un petit regard et d’un commun accord silencieux, ils se levèrent en expliquant qu’ils devaient partir en mission le jour même. Ils s’enfuirent aussi rapidement que les deux autres. Il ne restait plus que Tsuna, Chrome, Anne, Mukuro et Hibari à table. Le silence était lourd et des éclairs s’échangeaient entre l’illusion et Kyoya.

 

Fatiguée de tout ce petit manège, Chrome se le va en repoussant bruyamment sa chaise. Mukuro et Hibari sursautèrent. Elle aurait parié qu’ils n’avaient même pas entendu les autres partir tant ils se dévoraient du regard. Elle se dirigea vers la porte et avant de sortir, elle lança :

 

-Au fait, Mukuro-sama, vous devriez arrêter de vous faire des illusions et tout simplement lui dire ce que vous ressentez. Et Hibari-san, racontez-lui tout ce que vous m’avez dit l’autre soir.

 

Sur ce, elle quitta la pièce, laissant un Hibari plus que confus, un Mukuro très gêné et un Tsuna ne sachant plus où se mettre.

 

Un long silence suivit le départ de la jeune gardienne. Mukuro et Hibari n’osaient plus se regarder. Le parrain des Vongola finit par perdre patience et, d’un bond, se leva.

 

-Bon, ça suffit. Je dis que Chrome a raison. Ça a assez duré toute cette histoire de jalousie et de tromperie. Hibari tu as quitté Mukuro parce que tu avais peur de l’ampleur de tes sentiments et Mukuro tu essaies juste de rendre Hibari jaloux pour le récupérer. C’est pas plus compliqué.

 

Les deux hommes en question rougirent d’un coup. Dire que ce traitre de Tsuna était censé garder ces confidences pour lui!

 

-Maintenant, veuillez m’excuser, mais j’ai des tonnes de papiers à remplir. Bonne journée.

 

Ses deux gardiens lui jetèrent un regard noir.

 

-Ah, avant de partir, j’aimerais éclaircir un truc.

 

En passant près de la chaise où était assise «Anne», il lui donna une claque derrière la tête. Sa main passa comme dans du beurre dans ce qui aurait dû être une masse de cheveux blonds. Hibari écarquilla les yeux tandis que Mukuro fixait son boss avec des envies de meurtre. L’illusion était dissipée.

 

-Pfiou! Je me sens mieux. Mukuro, tu me remercieras plus tard. N’oubliez pas de ranger en sortant.

 

Et il referma la porte, laissant les deux anciens amants seuls. Anne finit de se transformer en une épaisse fumée violette qui se dissipa dans l’air.

 

Hibari se leva, humilié d’avoir ainsi jalousé une illusion. Il se dirigea vers la sortie, mais l’illusionniste se positionna devant lui, lui barrant le passage.

 

-Dégage. Grogna-t-il.

 

-Kyoya, je m’excuse de toute cette histoire.

 

Seulement, à la place de le calmer, les excuses ne firent qu’augmenter sa colère. Il sortit ses tonfas de Dieu seul sait où et se positionna, prêt à l’attaque.

 

-Désolé pour quoi? Cracha-t-il. De m’avoir menti? D’avoir joué avec mes sentiments?

 

Et Mukuro réalisa à cet instant qu’Hibari ne lui en voulait pas. Il se sentait juste humilié d’avoir ainsi jalousé une illusion et il était trop orgueilleux pour avouer que Chrome et Tsuna avaient raison.

 

Avec un petit sourire, Rokudo fit apparaître son trident. Il connaissait trop bien Kyoya. Il savait que tout ce dont il avait besoin en ce moment était un combat. Un vrai. Sûrement que Tsuna le savait aussi étant donné sa dernière phrase.

 

À partir de maintenant, le dialogue devenait plus compliqué. N’importe qui aurait cru, en voyant ce combat, qu’il ne s’agissait que d’une bataille entre deux hommes qui se détestent. En fait, seulement quelques personnes comprenaient ce qui se passait réellement. Seuls Mukuro, Hibari et peut-être aussi Tsuna savaient qu’il s’agissait en fait de retrouvailles entre deux personnes qui s’aiment. Il suffisait de lire entre les lignes.

 

-Kufufu. Il est vrai que j’ai pris un malin plaisir à te mentir et à jouer avec tes sentiments.

Je suis vraiment désolé, j’avais si peur de te perdre.

 

Hibari fonça vers son adversaire et lui asséna un coup de tonfa que l’autre bloqua d’un habile mouvement de son trident.

 

-Comme si j’avais déjà eu des sentiments pour toi. Ce n’était qu’un moyen comme un autre de passer le temps. Je me suis bien amuser.

Non, c’est moi qui suis désolé. Je t’ai quitté parce que j’avais peur. J’étais sérieux.

 

Une tempête de coup s’abattit sur Mukuro qui les esquiva tous. Il riposta avec quelques illusions.

 

-Kufufu. Je sais que tu as aimé ça. Tu ne peux pas le nier.

Moi aussi je suis sérieux. Me pardonneras-tu?

 

Un coup plus puissant que les autres fit s’entrechoquer le métal et les armes volèrent plus loin dans la pièce. Les deux combattants étaient essoufflés, mais satisfaits. Hibari leva les poings, prêt à se battre à mains nues.

 

-Je vais te mordre à mort. Tu ne sortiras pas d’ici vivant.

Je te pardonne, mais toi, me pardonnes-tu?

 

-Comme si tu avais une chance de gagner.

Je te pardonne volontiers.

 

Les deux s’élancèrent l’un vers l’autre. Les poings s’abattirent, rencontrant une joue ou un menton. Ce combat aurait pu être dangereux si seulement les deux participants étaient sérieux. Les coups semblaient ralentis, moins puissant qu’ils l’auraient été en temps normal.

 

Dans un même mouvement, ils s’éloignèrent. Respirant difficilement, ils se fixèrent alors qu’un silence s’installait entre eux. D’un coup, ce fut comme si les dernières semaines n’avaient jamais existées. Au même moment, les deux corps se jetèrent l’un sur l’autre et les bouches s’unirent après une si longue séparation. Les souffles se mêlaient tandis que les mains se retrouvaient, partaient à la découverte du corps de l’autre, s’accrochant à des cheveux où à un chandail. Le baiser était entrecoupé de paroles prononcées dans un souffle, presque doucement, trop calmement pour représenter une véritable menace.

 

-Je te déteste.

Je t’aime.

 

-Je te déteste aussi.

Moi aussi, je t’aime.

 

Les vêtements tombèrent au sol et les assiettes sur la table furent repoussées. Deux corps s’y allongèrent, s’embrassant, se caressant, s’aimant. Après une si longue absence, il leur fut si bon de se retrouver et de se consumer à nouveau. Doux toucher, poigne féroce. Baiser tendre et morsure bestiale. Amour et haine se mélangeaient dans cette étreinte, mais c’était surtout la peur et l’espoir qui transparaissait dans leurs gestes. Peur de se perdre à nouveau, espoir d’un avenir encore incertain mais d’un avenir où ils seraient tous les deux. Râle de plaisir, gémissement de désir. Extase et douleur. Peu de personnes étaient au courant, mais Hibari Kyoya et Rokudo Mukuro s’aimaient.

 

Dans son bureau, Tsuna coupa l’interphone qui liait son bureau à la salle à manger. Il n’avait pas besoin d’entendre la suite. Le reste était privé et il savait que maintenant il n’y avait plus aucun danger. Il tenait juste à vérifier que ses gardiens soient encore en vie le lendemain. Avec un petit sourire, il retourna à ses papiers en se disant que, cette fois-ci, ils avaient évité le pire.

 

:¤:

 

Quelques jours plus tard, une jeune fille blonde vint sonner à l’immense porte du manoir Vongola. Dans son malheur, ce fut Hibari qui lui ouvrit la porte. Il lui jeta un regard glacial et attendit qu’elle exprime l’objet de sa visite.

 

-Euhm… Désolée de vous déranger, je m’appelle Anne et je viens voir Rokudo Mukuro.

 

Aussitôt, elle remarqua que le regard de son interlocuteur avait changé. Il était devenu sombre et terrifiant, un peu comme si…

 

La jeune fille déglutit et recula de deux pas. Hibari en fit deux en avant, sortant tranquillement ses tonfas, l’air plus menaçant que jamais.

 

-Euh… S’il n’est pas là, je repasserai…

 

Ce fut la phrase de trop. La blonde partir à toute vitesse avec le brun sur les talons, toutes griffes dehors.

 

Plus tard ce jour-là, dans le bureau de Tsuna :

 

-Comment ça une plainte?! Pour violence et… et MORSURE?! Ryohei, va me chercher Hibari. Soupira Tsuna.

 

Le boxeur acquiesça, mais préféra utiliser le téléphone vu l’état de la pauvre fille qui avait porté plainte.

 

Une semaine plus tard, alors qu’ils étaient couchés dans leur lit, Mukuro fronça les sourcils. Une chose venait de lui revenir à l’esprit.

 

Hibari remarqua que son amant avait arrêté de lui frotter les cheveux et ouvrit les yeux. Il leva sa tête du torse de Rokudo et le questionna du regard.

 

-Oh, c’est rien. C’est juste que j’ai eu un coup de fil de ma cousine Anne la semaine passée. Elle m’a dit qu’elle passerait me voir. Ça m’était complètement sortit de la tête. Demain matin, je vais aller demander à Tsuna si une jeune fille blonde ne se serait pas présentée au manoir en mon absence.

 

-…

 

Fin

 

Hum… Je sais que plusieurs d’entre vous ont envi de me jeter des tomates étant donné que ce n’est pas la suite d’Addicted ni même le premier chapitre de Prince the ripper…

Mais voilà… Je publie cette petite fic très courte parce que je n’ai pas le temps de me concentrer sur autre chose pour le moment.

Merci de votre compréhension!

J’espère que vous avez tout de même aimé!

Merci beaucoup de continuer de me lire malgré mes délais très longs!

Ciao

 

 

 

 

Par MissAkatsuki
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires
Jeudi 1 juillet 2010 4 01 /07 /Juil /2010 20:54

6918.jpg

 

 

 

La vérité, toute la vérité

 

 

Tsuna se retourna pour la énième fois dans son lit. Il n’arrivait pas à trouver le sommeil en sachant que demain était le grand jour. Ils allaient rencontrer la nouvelle «compagne» de Mukuro. Le parrain des Vongola soupira de désespoir. Dans quoi s’était-il embarqué en promettant d’aider son gardien de la brume?

 

Flashback

Tsunayoshi Sawada, dixième parrain de la famille mafieuse des Vongola marchait dans son immense manoir avec l’intention de se rendre à son bureau. Il salua Chrome et Lambo qui passait dans le couloir, chacun ensevelit sous une pile de papier. Il fit un signe de tête à un Gokudera rougissant, pris en flagrant délit d’observation des fesses de Yamamoto qui s’entraînait.

 

Après avoir aidé Ryohei à installer son nouveau matériel de boxe, il arriva enfin devant la porte de son bureau. Un frisson lui parcourut l’échine mais il ne s’en soucia pas. C’est seulement une fois que la porte fut ouverte qu’il su qu’il aurait dû écouter son hyper-intuition et s’enfuir en courant.

 

Mukuro était assis sur une chaise, face au bureau en chêne qui trônait au milieu de la pièce. Un peu mal à l’aise d’avoir à confronter son gardien de la brume si tôt le matin, Tsuna déglutit. Il s’approcha sans que l’autre ne se retourne.

 

Une fois assez près, le châtain remarqua que quelque chose clochait. Mukuro était courbé vers l’avant, la tête entre ses mains. Jamais il n’avait été aussi calme. Aucun sarcasme ni aucune remarque désobligeante. Tsuna fut pris de panique.

 

«Mukuro est mort!!! Ça ne peut être que ça! À l’aide! Quelqu’un! Il faut avertir Chrome qu’elle devient la nouvelle gardienne officielle. Merde. Encore de la paperasse à remplir.»

 

Alors qu’il se perdait dans ses pensées, Tsuna entendit Mukuro… sangloter?

 

«SANGLOTER?!»

 

Mukuro leva enfin la tête. Ses yeux étaient rougis et sa bouche était tordue dans ce qui était censé être son sourire habituel. Seulement, ce sourire ne reflétait aucunement la tristesse présente dans ses yeux. Il ouvrit la bouche et dans un murmure, il souffla :

 

-Tsunayoshi-kun, j’ai besoin d’aide.

 

«Ok. Bonne nouvelle. Mukuro n’est pas mort. Désolé Chrome. Mauvaise nouvelle, il ressemble à une vraie loque. Il doit être malade pour me demander mon aide.»

 

-Pa-pardon?

 

-Ne me force pas à répéter. Grogna Mukuro.

 

-Je dois t’avouer que je suis à deux doigts d’appeler le médecin.

 

-Je ne suis pas malade. À moins de souffrir d’une Hibaritite aigue.

 

Tsuna soupira de soulagement en comprenant enfin le cœur du problème. Mukuro avait de la peine parce qu’Hibari lui manquait.

 

-Tu sais, commença Tsuna, même s’il ne le montre pas, Hibari s’ennui aussi de toi…

 

-Tss. Pas la peine de mentir je connais très bien Kyoya et ce n’est pas du tout son genre d’avoir des remords. Encore moins à mon sujet.

 

-Tu te trompes.

 

-Ah oui? Des preuves? Demanda Mukuro, ironique.

 

-Et bien… ces derniers temps, les rapports que je reçois de ses missions sont moins sanglants. Je trouve que c’est un très bon signe qu’il va mal.

 

-… Continue.

 

-Et puis, il ne mange plus beaucoup aux repas… Et il ne sort plus de sa chambre.

 

-Comme s’il avait l’habitude de s’amuser dehors avec Lambo! Lança Mukuro.

 

-Mais non! Ce que je veux dire c’est que même Ryohei n’arrive plus à le faire sortir.

 

-Ah…

 

Le boxeur avait toujours été ce qui se rapprochait le plus d’un ami pour Hibari.

 

Tsuna soupira en se demandant ce qu’il avait bien pu faire de mal dans sa vie, à part éliminer quelques mafieux, qui aurait pu lui mériter la punition de devoir remonter le moral de Rokudo Mukuro. Il se décida finalement à s’asseoir sur son fauteuil derrière son bureau, réalisant que la discussion allait être longue.

 

-Et pourquoi as-tu besoin de mon aide? Questionna finalement le châtain après un long silence.

 

-Je veux qu’il me revienne mais je ne sais pas quoi faire.

 

-Parce que tu crois que je sais?! S’exclama le jeune parrain. À ce que je sache, je suis plus jeune que vous! Et vous êtes des adultes! Pourquoi ne pas en discuter entre vous?

 

-Tu crois que je pourrais discuter avec Hibari sans me faire tuer?

 

«Il marque un point.»

 

Tsuna se pinça l’arête du nez, exaspéré. Il avait une pile de papiers à signer et des accords familiaux à passer. Aucun temps à perdre à écouter les histoires de cœur de son gardien.

 

-Il me manque. Souffla Mukuro. Sa petite moue quand il réalise qu’il a tord, ses cheveux qui sentent la mangue, son sourire sadique et ironique, son visage tout rouge quand je l’embrasse, son expression de plaisir quand je réussi à le faire j…

 

-STOP! Ça suffit! Hurla Tsuna bien plus fort qu’il ne l’aurait voulu.

 

Rokudo ferma la bouche tandis que le châtain se dit qu’il préférait ne pas entendre la suite s’il souhaitait pouvoir continuer de regarder Hibari en face.

 

-Donc, je veux le retrouver, mais je ne sais pas comment faire… Soupira Mukuro.

 

-Tu n’as qu’à le rendre jaloux. Proposa Tsuna, ironique, en se souvenant du film qu’il avait regardé la veille.

 

À son plus grand désarroi, il vit des étoiles briller dans les yeux de son gardien.

 

-MAIS OUI!!! C’est la solution parfaite!

 

-Euh… je ne crois pas que… Tenta le parrain.

 

-Et ce serait encore plus terrible si c’était une fille! Il va être dingue de jalousie.

 

Le châtain sentit la couleur quitter son visage. Déjà qu’un Hibari dépressif et en peine d’amour semblait légèrement plus irritable, il préférait ne pas connaître le Hibari jaloux.

 

-Seulement, j’ai pas envie de me coltiner une greluche toute la journée. Une illusion devrait faire l’affaire. Raisonna Mukuro, plus pour lui-même que pour Tsuna qu’il semblait avoir oublié.

 

Avant que le dixième n’ait pu dire quoi que ce soit, Rokudo se leva d’un bond, un sourire collé au visage.

 

-Je vais avoir besoin de ton aide! J’ai le plan parfait. Tu vas annoncer aux autres que j’ai l’intention de présenter ma nouvelle petite amie à la famille Vongola pour officialiser notre relation! Fixe la date du déjeuner dans deux semaines. Je veux qu’il aille le temps de réfléchir et de jalouser cette illusion à mort.

 

Tsuna leva un doigt et ouvrit la bouche dans l’intention manifeste de s’opposer à ce plan qu’il qualifiait de foireux, mais Mukuro le coupa.

 

-Merci pour ton aide Tsunayoshi-kun!

 

Et il s’éclipsa de la pièce. Le châtain resta seul à fixer la porte et soupira. Cette fois, il s’était vraiment mis dans la merde.

 

Fin Flashback

 

Le jeune parrain des Vongola grogna alors qu’il se retournait à nouveau. Impossible de trouver le sommeil. Le fameux déjeuner avait lieu le lendemain matin et il savait que la salle à manger du manoir allait se transformer en véritable champs de bataille. Il se souvenait encore du regard polaire d’Hibari lorsqu’il avait annoncé la venue de la nouvelle copine du gardien de la brume.

 

En s’enfonçant dans ses couvertures, Tsuna se demanda ce qu’il lui avait pris d’accepter.

 

«Je n’ai jamais accepté en fait. Je n’ai même pas eu l’occasion de placer un mot durant sa tirade.»

 

En soupirant pour la millionième fois depuis le début de ce plan à la con, il pria pour rester en vie le lendemain et pour que Mukuro ne perde aucun membre durant la confrontation.

 

 

À suivre

Par MissAkatsuki
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Jeudi 1 juillet 2010 4 01 /07 /Juil /2010 20:52

rokudo_mukuro-200905151342202.png

 

 

L’enterrement d’Hibari Kyoya

La première chose que Mukuro remarqua, avant même d’avoir ouvert les yeux, fût la forte odeur de lilas. Elle lui agressait les narines, lui donnait mal à la tête. Puis, ce fût un bruit qui était trop vague pour être identifié. Il avança d’un pas et les sons se précisèrent. Sans ouvrir les paupières, il se dirigea vers la source de ce qu’il identifiait maintenant comme des conversations. Des gens parlaient entre eux, chuchotaient. Les murmures semblaient tristes et même s’il ne comprenait pas les mots, Mukuro savait que le sujet de ces discussions n’était pas joyeux.

 

Tout d’un coup, un nouveau son lui parvint. Un sanglot résonna dans l’air, éclipsant tous les bruits alentour. Intrigué, le gardien de la brume se retourna vers la source sonore ses yeux semblant distinguer une forme floue dans l’obscurité. Il connaissait ces cheveux et ces grands yeux bruns.

 

D’un coup, la lumière se fit et Mukuro pu distinguer l’endroit où il se trouvait. Une petite pièce pleine de gens tous habillés en noir. Des murs arborant un papier peint horrible, des lustres de style ancien accrochés au plafond et des bancs en chênes, disposés tout autour de la salle. Pour compléter ce tableau de mauvais goût, un tapis épais et bourgogne s’allongeait sous les pieds des invités. Le parfum de fleur qu’il avait senti plus tôt provenait en fait d’un immense bouquet de lilas. Par la fenêtre, on voyait la pluie tomber. Le vent fouettait la fenêtre, ajoutant du bruit aux murmures des convives.

 

Le sanglot retentit à nouveau. Mukuro l’avait presque oublié, ce sanglot si triste et désespéré. Il porta son regard sur la personne qui semblait se détacher du lot. Il connaissait cet homme. Son boss, dixième parrain des Vongola, Sawada Tsunayoshi. Le châtain se tenait le visage dans une main tandis que de l’autre, il serrait le bras de Gokudera Hayato, gardien de la tempête Vongola. Rokudo fixa ce visage en pleurs, se demandant ce qui pouvait bien attrister ainsi le jeune parrain au point de faire couler ses larmes.

 

Alors qu’il le regardait, se demandant la raison de toute cette tristesse, Tsuna se leva en s’essuyant les yeux dans un mouchoir. Le silence se fit aussitôt et tous prirent place sur un banc ou une chaise. Le châtain s’avança vers le fond de la pièce. Mukuro se retourna et remarqua pour la première fois qu’un cercueil se trouvait dans la salle. Une angoisse sourde envahit son esprit et son cœur se mit à battre à ses tempes. Qui donc était allongé dans se cercueil. Plus il y pensait, plus la réponse se dessinait devant ses yeux.

 

Il avança malgré lui vers le cercueil qui était ouvert. Mukuro sentit ses jambes devenir comme du coton et sa tête se mit à tourner. À l’intérieur de la boîte était allongé Hibari Kyoya, gardien du nuage Vongola. La main sur la bouche et les yeux exorbités, Rokudo recula de quelques pas et trébucha. Il se retrouva au sol, tremblant. Une violente envie de vomir le prit et la nausée lui fit tourner la tête. Les larmes lui montèrent aux yeux et les tremblements s’intensifièrent.

 

Une minute passa, puis deux. L’illusionniste ne parvenait pas à se défaire de la vision de cauchemar. Et si ce n’était pas vrai? Peut-être une illusion? Ou alors ce n’était pas Hibari. Il avait dû mal voir. Il se releva en tentant de contrôler ses jambes qui refusaient de le porter. Il s’agrippa au fauteuil le plus proche et se hissa sur ses pieds.

 

Une fois debout, il s’approcha à nouveau du meuble maudit et observa celui qui s’y tenait. Pas de doute. C’était bel et bien Kyoya. Ces cheveux noirs et cette peau si blanche, trop blanche maintenant, ne laissait pas place à l’erreur. Mukuro essaya de se convaincre que ce n’était qu’une illusion, mais malgré tous ses efforts pour la chasser, elle ne disparaissait pas.

 

Horrifié, il approcha ses doigts du visage si pâle, trop pâle, et toucha la peau si douce. Elle était glacée. Froide comme la mort. À tout moment, Mukuro s’attendait à voir les yeux s’ouvrir et les orbes bleus lui lancer un regard de mépris. Il passa son pouce sur les lèvres qui n’étaient plus rosées et espéra de tout cœur qu’elles s’ouvriraient, prêtes à jeter une remarque blessante. Un sourire en coin lui aurait suffit. Même un haussement de sourcil lui aurait fait plaisir. Tout plutôt que d’avouer qu’il était mort. À son plus grand désespoir, le visage resta de marbre.

 

Alors que ses larmes gouttaient sur la peau laiteuse, Tsuna ferma le cercueil. Mukuro allait protester mais sa voix ne sortit pas. Le jeune parrain l’ignora, ou ne le voyait pas et, avec l’aide des trois autres gardiens, il souleva cet habitacle en bois qui contenait le corps de leur ami. Ils se dirigèrent vers la sortie et Mukuro s’élança à leur poursuite, prêt à leur reprendre le cadavre. Il ne pu aller bien loin puisque ses jambes s’enfoncèrent dans le sol. Avec horreur, il vit que le plancher s’effondrait sous lui. Il releva la tête et tendit les bras une dernière fois vers le cercueil qui transportait le corps de son aimé.

 

Mukuro se réveilla d’un bond dans son lit. Son premier réflexe fut de se retourner pour voir Hibari dormir à ses côtés. La place était vide.

 

-C’est vrai. Il a rompu depuis plusieurs semaines déjà.

 

Revenant peu à peu à la réalité, le gardien de la brume se passa les mains sur le visage. Il réalisa avec stupeur qu’il pleurait.

 

-Ça fait combien de temps que ça ne m’était pas arriver? Se demanda-t-il avec un petit rire triste.

 

Il se laissa retomber sur son oreiller et écouta son souffle saccadé. Il se calma petit à petit en écoutant le bruit du ventilateur du plafond.

 

Une fois totalement rassuré, il s’assit dans son lit, incapable de retrouver le sommeil. Il alla à la salle de bain et se rinça le visage.

 

Depuis sa rupture avec Hibari, il rêvait chaque nuit qu’il arrivait quelque chose au brun. Il s’inquiétait pour lui, mais il était surtout déchiré de ne plus pouvoir côtoyé celui qu’il aimait plus que tout au monde. Kyoya l’évitait et il se doutait que cette séparation devait lui faire autant de peine qu’à lui. C’est pourquoi il avait voulu se venger. Anne avait été le seul moyen qu’il avait trouvé. Il savait que c’était mal, mais il voulait faire souffrir son ancien amant autant que lui avait souffert.

 

-Alors pourquoi tu te sens aussi mal? Demanda une petite voix.

 

Il savait très bien pourquoi. Peu importe son envie de vengeance, il était toujours amoureux de l’autre gardien et n’arrivait pas à lui vouloir du mal. Il devait lui dire la vérité, lui avouer son crime.

 

Il courut jusqu’à la cuisine et attrapa son portable. Il composa le numéro d’Hibari qu’il connaissait par cœur. Il patienta quelque seconde puis une tonalité lui répondit suivie d’un message :

 

- Le numéro que vous essayez de joindre n’est pas en service. Veuillez réessayer plus tard.

 

Mukuro fixa son téléphone d’un regard triste. Quelle idée d’essayer d’appeler son ex à une heure pareille. Peut-être qu’Hibari avait changé de numéro de portable…

 

Fatigué, il retourna se coucher et se promit de révéler la vérité à l’élu de son cœur le lendemain matin. Peut-être que s’il ouvrait vraiment son âme à Kyoya, celui-ci accepterait qu’il reprenne leur relation.

 

Avec un peu d’espoir, Mukuro ferma les yeux et se laissa porter par le sommeil.

 

À suivre

Par MissAkatsuki
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Jeudi 1 juillet 2010 4 01 /07 /Juil /2010 20:50

41395m.jpg

 

 

Le mariage de Rokudo Mukuro

 

Du bruit. Des gens qui parlent. Le vent qui souffle. Des chaises qui raclent le sol. Soudain, le silence. Un silence inquiétant et lourd, comme en suspend, attendant un signe pour que le bruit reprenne. C’est dans ce silence pesant qu’Hibari ouvrit les yeux.

 

Devant lui s’étalaient deux larges rangées de chaises, toutes recouvertes de soie blanche. Au bout de ces rangées se trouvait une arche entourée de fleurs qui volaient tranquillement au vent. Au centre, une allée menait à cette vision magnifique qu’offrait cette arche d’un blanc pur. Elle était entièrement tapissée de pétales de roses dont l’odeur embaumait l’air.

 

Kyoya observa le jardin remplit de cerisiers en fleur. Le vent soufflait dans ses cheveux, les faisant glisser sur son cou. Il remarqua vaguement que des gens occupaient la plupart des places assises. Il en reconnaissait certains, en ignorait d’autres.

 

Le silence se brisa sous une note d’un orchestre invisible. La mélodie sonna, joyeuse et pleine de promesse. Pourtant, Hibari se sentit devenir blême. D’un bond, il se leva de la chaise où il ne se souvenait pas s’être assis. Au même moment, toutes les personnes présentes firent de même. Certains pleuraient, d’autres souriaient. Le brun fixa son regard au bout de l’allée pour apercevoir une magnifique jeune femme qui s’avançait parmi les pétales, le sourire aux lèvres. Horrifié par ce qu’il découvrirait, Kyoya tourna la tête, comme au ralentit. Devant l’arche se tenait maintenant un petit groupe de gens. Il aurait pourtant juré qu’ils n’étaient pas là auparavant. Un prêtre, des hommes en veston noir et des filles en robes aux teintes bleu clair. En déglutissant péniblement, le gardien du nuage observa celui qui semblait être le marié. Il était certain de le connaître. Cette coupe de cheveux, ce visage, ces yeux vairons, c’était quelqu’un qu’il avait déjà rencontré. Ses pensées s’embrouillaient, fouillant les recoins de sa tête à la recherche de cet inconnu. Soudain, la vérité le frappa. C’était le mariage de Rokudo Mukuro. Il sentit ses jambes devenir molles et sa bouche sembla s’emplir de sable tant elle était sèche.

 

Le futur époux sourit, mais pas du sourire sadique et moqueur habituel, non. Un vrai sourire de pur bonheur. Hibari se sentit aspiré vers le sol alors que la mariée s’approchait de l’autel. Ses oreilles ne filtraient plus aucun son. Le prêtre récitait son discours mais ses paroles n’atteignaient pas le brun. Penché sur le sol, recroquevillé sur lui-même, il se bouchait les oreilles. Alors que Mukuro, toujours cet éclat radieux collé au visage, se penchait vers son épouse pour l’embrasser et ainsi sceller leur union, Kyoya se sentit tomber brutalement dans un gouffre qui s’était formé sous ses pieds et qui semblait sans fond.

 

Hibari se leva en sursaut dans son lit. Ce n’était qu’un rêve. Toujours le même rêve. Il passa une main dans ses cheveux et réalisa qu’ils étaient humides de sueur. En soupirant, il se laissa retomber sur le matelas. Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine.

 

Un coup d’œil au réveil lui appris qu’il était à peine deux heures du matin. Il se retourna sur le dos et fixa le plafond. Ce cauchemar revenait sans cesse le hanter depuis l’annonce que Rokudo Mukuro avait quelqu’un dans sa vie. Une semaine auparavant, le gardien de la brume avait annoncé à leur parrain qu’il avait l’intention de présenter sa petite amie à la famille Vongola, preuve que sa relation était sérieuse. Tous avaient été surpris de l’apprendre, mais seul Tsuna avait jeté un regard à Hibari. Le châtain était le seul au courant de la peine de son gardien.

 

En effet, quelques mois plus tôt, c’était Hibari qui partageait la vie de Mukuro. Cependant, pour une raison obscure, Kyoya avait rompu, laissant son ex-amant dans le désarroi le plus total. Les deux avaient beaucoup souffert de cette rupture, mais Rokudo avait décidé de passer à autre chose et il avait rencontré quelqu’un.

 

Hibari se retourna à nouveau entre ses couvertures. Il serra le drap dans son poing en maudissant cette vipère qui avait osé lui voler son amant. Une petite voix cruelle lui rappela que cette voleuse n’aurait rien eu si lui-même n’avait pas abandonné Mukuro. Tout était de sa faute. Il avait quitté l’illusionniste en réalisant que ses sentiments se faisaient plus forts. Il n’avait pas besoin de s’attacher à quelqu’un.

 

-Alors pourquoi est-ce que tu le regrettes autant? Demanda la voix sadique de sa conscience.

 

De rage, le brun envoya voler son oreiller à l’autre bout de sa chambre. Il se leva et se dirigea vers sa cuisine pour se servir un verre d’eau.

 

Appuyé contre son comptoir, il fixa son portable qui traînait là. Un nouveau message. Ennuyé, il écouta la voix peu assurée de Tsunayoshi qui s’excusait du comportement de Mukuro. Son «boss» lui assurait qu’il n’était pas obligé de venir à la rencontre le lendemain, sachant que Mukuro serait «accompagné».

 

En soupirant, il regarda la liste de ses contacts. Le nom de Mukuro s’afficha et il se demanda si ça paraîtrait bizarre d’appeler son ex au beau milieu de la nuit.

 

-Surtout qu’il doit être avec sa nouvelle compagne. Souffla sa conscience.

 

En colère, il lança son portable contre l’armoire la plus proche. Le pauvre téléphone se brisa au contact brutal contre le bois.

 

Hibari déposa son verre vide et retourna dans sa chambre. Quelle idée stupide il avait eu de se séparer de l’illusionniste.

 

Il prit sa tête entre ses mains et se laissa tomber sur le coin de son lit. Qu’allait-il faire?

 

-Qui te dit que c’est pour la vie? Murmura la petite voix qui se faisait bien douce tout à coup. Peut-être que ce n’est qu’un amour passager?

 

Un peu rassuré, Kyoya s’allongea. C’est vrai. Avant lui, Mukuro n’avait jamais gardé ses conquêtes plus de deux semaines. Ça n’allait pas durer.

 

Avec un sourire carnassier, le brun songea que le lendemain il serait à la rencontre. Il aurait la tête haute et prouverait à cette sale petite herbivore qu’il ne se laisserait pas faire. Sa jalousie était comme un volcan qui le brûlait de l’intérieur. Il n’allait pas montrer cette faiblesse à Mukuro. Pas question.

 

Alors qu’il sombrait dans un sommeil profond où même son cauchemar ne parviendrait pas à l’atteindre, Hibari pensa qu’il vivait vraiment une mauvaise histoire amoureuse.

 

:¤:

 

À quelques kilomètres de là…

 

-Le numéro que vous essayez de joindre n’est pas en service. Veuillez réessayer plus tard.

 

Mukuro fixa son téléphone d’un regard triste. Quelle idée d’essayer d’appeler son ex à une heure pareille. Peut-être qu’Hibari avait changé de numéro de portable…

 

À suivre

Par MissAkatsuki
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Jeudi 1 juillet 2010 4 01 /07 /Juil /2010 20:40

reborn-64.jpg

 

Titre : Bad Romance

Pairing : 6918

Rating : T pour langage parfois vulgaire

Genre : Hum... Romance?

Résumé : Hibari et Mukuro filaient le parfait amour. Seulement, pour une raison obscure, Hbari décide de rompre. Chacun de leur côté, ils font des rêves qui leur font regretter de s'être séparé. Triste, Mukuro décide de faire le premier pas et de le retrouver avec un plan plutôt foireux selon l'avis de Tsuna.

Musique : Bad Romance de Lady Gaga

Plus : Donc, je publie ceci aujourd'hui suite à un concours que Cynth et moi on a fait. Les critères donnés par l'arbitre (ma soeur) étaient : Couple : 6918, Mot : Volcan, Rating : T au max (allez savoir pourquoi, elle aime pas les lemons) et la chanson thème devait être Bad Romance de Lady Gaga. Au début c'était censé être un OS de cinq pages max, mais je ne sais plus trop comment, ça s'est transformé en une courte fic de quatre chapitres.

 

Chapitres :

 

Bad Romance I  : Le mariage de Rokudo Mukuro 

Bad Romance II  : L'enterrement d'Hibari Kyoya

Bad Romance III  : La vérité, toute la vérité

Bad Romance IV : Quand la vérité éclate

Bad Romance Bonus

 

Par MissAkatsuki
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Jeudi 6 mai 2010 4 06 /05 /Mai /2010 22:31

reborn-9.jpg

 

 

Titre : Prince the Ripper

Couple : Bel/Fran

Rating : M pour cause de violence

Genre : Violence, UA, Meurtre, Romance?

Résumé : Fran, 16 ans, est élève au lycée de Namimori. Un jour, un nouvel étudiant arrive. Son nom est Belphégor et il a un an de plus que Fran. Au même moment, une série de meurtres tous plus horribles les uns que les autres s'echaîne. Le meurtrier est connu sous le nom de Prince the Ripper. Aucun indice, aucune trace. Rien ne laisse penser à un suspect. Pourtant, Fran a des doutes sur le nouveau qui se comporte bizarrement. De son côté, Bel est très attiré par ce gamin qui l'accuse ouvertement d'être un meurtrier. Seulement, il ne dément pas les accusations du plus jeune...

 


Bientôt...

Par MissAkatsuki
Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires
Jeudi 6 mai 2010 4 06 /05 /Mai /2010 22:23

reborn-4.jpg

 

 

*//* ATTENTION! *//* NE LISEZ PAS CETTE FIC SI VOUS N'AVEZ PAS LU LES DERNIERS SCANS PARUS. SI VOUZ LES AVEZ LU OU QUE LE SPOIL NE VOUS DÉRANGE PAS, BONNE LECTURE. LES AUTRES, REVENEZ PLUS TARD.

 

Couple : Hibari Kyoya x Kozato Enma

Rating : M pour cause de lime

Genre : Violence, UR, Lime, Romance?, OS

Résumé : Enma est un nouveau à Namimori High School. Dès son premier jour, il remarque le chef du comité de discipline. Puni pour s'être battu, il doit ranger la bibliothèque. Seulement, il ne s'attendait sûrement pas à devoir affronter Hibari en duel.

 


 

Premier jour, première rencontre

 

 

Enma était assis sur sa chaise, pratiquement allongé sur son bureau, le menton appuyé dans sa main et avec un regard qui disait «foutez-moi la paix». Il soupira le plus discrètement possible et jeta un coup d’œil au professeur qui se tenait debout devant les élèves. Le pauvre homme tentait de faire comprendre à un de ses «camarades» de classe le théorème de Pythagore. Le pauvre garçon bégayait alors qu’il essayait vainement de répondre au problème numéro trois. Enma sourit de la bêtise du châtain qui semblait assez stupide en fait. La réponse était treize, c’était pourtant évident.

 

Avec une moue, il retourna à sa contemplation première c’est-à-dire la cour déserte à cette heure qu’il apercevait à travers la fenêtre. Il venait à peine d’arriver dans cette école et déjà il s’ennuyait. Il tourna la tête vers Shitt P pour voir ce que son amie faisait. Elle lisait tranquillement un magasine de mode, se foutant autant que lui de ce que leur enseignant avait d’intéressant à dire. Un nouveau soupir et il reporta son attention sur la cour qui était de loin l’élément le plus intéressant.

 

Soudain, ses yeux se posèrent sur un jeune homme qui passait en vitesse dans l’allée centrale. Ses cheveux bruns et courts bougeaient en rythme avec ses pas tandis que son manteau noir, à peine posé sur ses épaules, flottait derrière lui. L’insigne qui était accroché à son bras gauche indiquait qu’il était le chef du comité de discipline. Avec un petit sourire, Enma se dit que, connaissant Adel Heid, ce garçon avait intérêt à être plutôt fort s’il ne voulait pas finir comme tous ceux qui avaient tenté de s’opposer à la jeune fille à la forte poitrine.

 

Alors qu’il allait classer cet inconnu dans la catégorie des ennuyeux du lycée, leurs regards s’accrochèrent. Sans savoir pourquoi, le rouquin se sentit frémir à la vue de ces yeux bleus, froids et dédaigneux. L’autre le fixait avec intensité, presque de l’animosité et Enma ressentait clairement la puissance qui se dégageait de cet être et ce, malgré la distance qui les séparait. Cette force invisible le laissait bouche bée et assez excité.

 

Après un petit moment à s’observer ainsi sans qu’aucun des deux ne baisse les yeux, le brun tourna les talons et repartit en sens inverse, affichant un air contrarié. Kozato souffla et il réalisa qu’il n’avait pas respiré durant tout l’échange visuel. Il reporta son attention sur le professeur qui était en train de perdre patience fasse à un grand brun qui ne comprenait rien au cours et qui se contentait de rire bêtement. Enma sourit en se disant que, décidemment, il était tombé dans une école où l’intelligence se faisait rare. Puis, il se souvint du brun aperçu dans la cour et son sourire s’évanouit en repensant à la férocité froide émise par les orbes bleus.

 

:¤:

 

La cloche retentit signifiant le début de l’heure du déjeuner. Enma se leva avec l’intention de retrouver un des membres de sa famille avec qui il pourrait manger son bentô. Il passa à côté du bureau du pauvre châtain stupide qui avait été rejoint par le grand brun débile et un gars aux cheveux gris qui semblait être sur le point d’exploser.

 

-Dixième du nom! Laissez-moi aller régler son compte à ce professeur ignorant et incompétent!

 

-Du calme, Gokudera-kun!

 

Enma se stoppa devant le bureau où le châtain tentait de stopper le dénommé Gokudera. Ainsi donc, c’était vraiment lui le parrain Vongola? Il avait bien ressentit un léger picotement, mais la puissance que ce gamin dégageait n’était pas vraiment digne de celle d’un chef de la mafia. Les deux autres semblaient un peu plus puissants, sans doute ses gardiens.

 

-ET TOI! Beugla l’argenté en se tournant vers lui. POURQUOI TU FIXES LE DIXIÈME DU NOM COMME ÇA?!

 

-Euh…

 

Le parrain de la famille Shimon se demanda depuis quand c’était interdit de regarder quelqu’un. Enma préféra ignorer cet adolescent bruyant et reprit sa marche vers la sortie, imitant tous les autres élèves qui étaient déjà partis manger. Il avait promis à Adel Heid de rester tranquille et de ne pas se faire remarquer et il aimait mieux éviter de penser à ce que la brune lui ferait si elle apprenait qu’il avait été impliqué dans une bagarre dès le premier jour.

 

En voyant que l’autre ne lui répondait pas, Gokudera, déjà passablement énervé par le manque de respect du professeur de mathématique envers son Dixième du nom, perdit patience. Il agrippa le nouveau par le col de sa veste et le souleva de quelques centimètres.

 

-Gokudera-kun! Couina Tsuna.

 

-Je t’ai posé une question, connard. Souffla l’argenté, ignorant complètement son boss.

 

Enma soupira de découragement. Ce gamin n’était même pas capable de contenir l’humeur agressive de son gardien.

 

Agacé par l’attitude trop calme et détendu de l’autre étudiant, Hayato décida de sortir sa dynamite. Yamamoto arrêta enfin de rigoler bêtement et Tsuna déglutit faiblement.

 

-Allons, Gokudera. Ça ne vaut pas la peine de se battre pour si peu. Tenta de le raisonner le gardien de la pluie.

 

-C’est vrai! Acquiesça le gardien du ciel.

 

Au même moment, le professeur revint en classe, ayant oublié un manuel et il surprit la scène. Sawada Tsunayoshi et Yamamoto Takeshi, tentant de faire lâcher prise à un Gokudera Hayato passablement violent qui était en train d’étouffer Kozato Enma, le petit nouveau. Bref, une scène de bagarre.

 

-Mais qu’est-ce qui se passe ici? Questionna le pauvre homme, sentant ses nerfs le lâcher.

 

C’était pourtant inscrit noir sur blanc dans le règlement : pas de bataille dans l’enceinte du lycée.

 

-En fait, professeur… Commença le châtain.

 

-Vous savez que dans des cas comme celui-ci, je devrais appeler le chef du comité de discipline.

 

Enma ne comprit pas pourquoi les trois autres blêmirent d’un coup. Il se rappela du brun aperçu plus tôt dans la cour et il sentit son intérêt monter d’un cran. Ce garçon devait être assez fort pour inspiré une telle terreur à sa simple évocation.

 

-Mais, je me sens généreux. Sourit le professeur. Aussi, vous n’aurez qu’à rester ranger la bibliothèque après les cours. J’espère que ça vous servira de leçon!

 

Et il repartit dans le couloir laissant les quatre étudiants seuls dans la classe et se disant qu’il était maintenant dispensé de la corvée de nettoyage de la bibliothèque imposée par le directeur.

 

:¤:

 

Enma regardait la porte de la bibliothèque depuis au moins cinq minutes. Devait-il entrer? Adel Heid allait sûrement le trucider, mais il ne pouvait pas s’enfuir sinon le châtiment serait encore pire. Aussi, il décida de respirer un bon coup et d’entrer.

 

À l’intérieur, le futur parrain des Vongola était en train de replacer des livres sur les étagères. Aucun signe des deux autres.

 

En le voyant entrer, Tsuna descendit de son échelle et vint à la rencontre du nouveau.

 

-Bonjour. On n’a pas vraiment eu l’occasion de se présenter. Je suis Sawada Tsunayoshi, mais tu peux m’appeler Tsuna.

 

-Kozato Enma. Et les deux autres ne sont pas là?

 

-Yamamoto avait un match de baseball et Gokudera avait un entraînement spécial avec Colonello et Ryohei. Je leur ai dit qu’ils pouvaient y aller.

 

-Mouais.

 

Le roux se détourna bien vite, gêné de voir le sourire du châtain. Il était assez réservé et il n’avait pas l’habitude de rencontrer de nouvelles personnes étant donné que, normalement, dans sa famille, c’était Adel Heid qui s’occupait de tout ce qui concernait les relations externes. Il s’empara d’une pile de livres et commença son travail dans le silence. Tsuna le regarda un moment avant de se remettre à sa tâche lui aussi.

 

Une heure plus tard, le gardien Vongola du ciel observa sa montre et ne pu s’empêcher de couiner :

 

-Reborn va me tuer! Je suis censé m’entraîner avec lui ce soir.

 

Il eut un frisson à la pensée des tortures que lui ferait subir le bébé s’il avait le malheur d’arriver en retard.

 

Il était en train de s’arracher les cheveux en gémissant quand Enma sortit d’une rangée, un livre à la main.

 

-Tu peux y aller, Tsuna-san. Il ne reste plus beaucoup de manuels à ranger. Je finirai tout seul.

 

-Tu es sûr Enma-kun?

 

Le roux hocha la tête.

 

-Merci! Tu me sauves la vie.

 

Le nouveau le regarda ramasser précipitamment son sac et partir à la course dans le couloir. Avec un soupir, il jeta un regard noir à la pile de bouquin qui s’entassait encore sur un des nombreux bureaux de la pièce. Résigné, il retourna dans les rayons, se disant que c’était mieux que d’affronter la colère d’Adel Heid ou la perversité de Julie. 

 

Une vingtaine de minute plus tard, il ne lui restait plus que les mangas à ranger. Il y en avait une dizaine. Dehors, le soleil se couchait lentement, teintant le ciel de rayons orange, rouges et roses. Enma s’accouda un instant à la fenêtre et il observa les différentes couleurs qui illuminaient l’extérieur. Le ciel, son attribut, était le plus magnifique selon lui. Le plus insaisissable et le plus fantastique.

 

Le soleil finit par disparaître à l’horizon et le roux regarda l’horloge. Déjà si tard? Il n’avait pas vu le temps passé. Il adorait être seul et réfléchir tranquillement, ce qui n’arrivait que très rarement quand il était avec sa famille. Il attrapa les derniers mangas sur la table et s’approcha de l’étagère afin de les ranger.

 

Satisfait de son travail, il allait sortir de l’allée où il se trouvait quand il entendit la porte coulissante s’ouvrir. Sans savoir pourquoi, il se cacha derrière un rayonnage et observa l’individu qui venait d’entrer. C’était le brun de la cour, Hibari Kyoya. Enma avait demandé à Tsuna pourquoi tout le monde craignait le chef du comité de discipline et il en avait profité pour se renseigner sur ce garçon qui avait attiré son attention. Ce qu’il avait retenu des babillages d’un Sawada traumatisé de parler de son pire cauchemar était que Hibari était violent et très à cheval sur les règlements.

 

Kyoya balaya du regard la bibliothèque, s’assurant d’être seul. Apparemment satisfait, il s’avança vers une table au fond et il se laissa tomber sur une chaise. Il soupira et appuya sa tête sur le meuble. Le roux l’observa un instant en se demandant ce que le chef de comité de discipline venait faire dans la bibliothèque après le départ de tous les étudiants. Intrigué, il se rappela cependant l’heure et se décida à abandonner son observation pour rentrer.

 

Doucement et sans bruit, il se leva et se dirigea vers la sortie, attrapant son sac et ses cahiers. Il jeta un coup d’œil au brun qui semblait s’être endormit. Rassuré, il allait poser sa main sur la porte quand la voix de l’autre retentit :

 

-Qu’est-ce qu’un herbivore fait ici en dehors des cours?

 

Enma se figea. Devait-il répondre? La voix n’était pas vraiment en colère, plus ennuyée. Autant opter pour la vérité.

 

-J’ai été puni et j’ai dû ranger la bibliothèque.

 

-Je le savais déjà. Cependant, c’est un crime contre cette école de rester aussi tard dans son enceinte. Tu aurais dû avoir fini depuis longtemps.

 

Le roux soupira. C’était de la faute aux autres, pas de la sienne. Gokudera et Yamamoto n’était pas venus et Tsuna avait dû partir. Il allait s’expliquer quand la voix froide, démontrant cette fois une certaine animosité, enchaîna :

 

-Aussi, je vais devoir te mordre à mort. Ça tombe bien, je m’ennuyais.

 

Et un sourire sadique et cruel vint étirer les traits d’Hibari. En fait, il était venu ici seulement pour rencontrer ce nouveau qu’il avait pu observer depuis la cour. Il avait décelé une certaine force derrière son masque d’impassibilité et d’ennui et il était là pour le tester.

 

Enma regarda le brun qui c’était levé et qui avait sorti ses tonfas. Il resta au même endroit, sans esquisser le moindre mouvement. Pas qu’il avait peur, même qu’il avait vraiment envie de se battre lui aussi. Il avait promis à Adel Heid de rester tranquille, mais le besoin d’évacuer la frustration de cette première journée de merde dans ce lycée de merde se faisait ressentir à travers ses veines. Il était toujours calme habituellement, mais là il se sentait près à attaquer, comme si c’était l’autre garçon qui provoquait ça.

 

Sans prévenir, Hibari se jeta sur son adversaire qui esquiva sans problème. Enma préférait se contenter d’éviter les coups puisqu’il n’avait pas d’armes et avait l’interdiction formelle d’utiliser son pouvoir avant le moment venu. Ça le frustrait un peu de ne pas être en mesure de rendre ses attaques à son opposant mais ainsi, il pouvait facilement analyser son partenaire et recueillir des informations sur les gardiens Vongola puisqu’il avait remarqué quelques instants plus tôt la bague au doigt de son sempaï. Des attaques puissantes et rapides se succédèrent. Cependant, le brun ne faisait pas attention à sa propre défense, préférant tout donner dans l’offensive. Aussi, le roux pouvait dénombrer facilement trois ouvertures qui lui seraient facile à atteindre de là où il était.

 

Kyoya balança son tonfa droit en avant, vers la tête du nouveau. Kozato se baissa d’un mouvement rapide et il fonça. Il toucha Hibari au côté gauche, le faisant reculer et lâcher ses armes. Le brun ne s’était pas attendu à ce que son adversaire soit aussi fort et il avait laissé sa anneau-boîte Vongola dans son bureau. Il s’avança de nouveau, ses tonfas ayant volé dans un coin de la pièce. Ils allaient se battre à mains nues. Les deux s’observèrent en silence, se toisant, créant une sorte d’électricité entre eux. Chacun attendait que l’autre bouge, contractant ses muscles dans le but d’être prêt pour contrer l’attaque. L’air devint de plus en plus lourd, presque irrespirable. Aucun son ne parvenait aux oreilles des combattants. Ils étaient à fond dans cette bataille.

 

D’un coup toute cette concentration vola en éclat. Une musique enjouée raisonna dans la bibliothèque. La sonnerie d’un portable. L’air s’allégea petit à petit et les muscles se relâchèrent. Les regards restaient cependant accrochés l’un à l’autre, exprimant une frustration grandissante de se faire interrompre ainsi. Presque en même temps, les deux se rendirent compte que le combat les avait excités plus que prévu, leur érection respective le prouvant.

 

Enma, gêné, se décida à rompre le contact visuel et soupira bruyamment d’ennui. Il se saisit de son portable qui vibrait et chantonnait dans sa poche arrière gauche. Il regarda le numéro et déglutit faiblement. Adel Heid.

 

-Allô?

 

-Kozato Enma! Où es-tu? Rugit la grande brune dans le combiné.

 

-Euh… Je traîne dehors?

 

-Menteur! T’es encore à l’école n’est-ce pas? J’ai appris que t’avais été puni ce matin!

 

-Euh…

 

-Rentre immédiatement et dès que t’arrives, on va avoir une petite discussion. Toi, moi et mes éventails.

 

La terreur raccrocha rageusement, laissant Enma se frotter l’oreille. C’est qu’elle avait de la voix celle-là. Il soupira pour la énième fois de la journée et se résigna à rentrer chez lui et à subir une mort plus que douloureuse. Il attrapa son sac et contourna le brun qui n’avait pas bougé. Il allait ouvrir la porte quand le bras d’Hibari l’en empêcha, bloquant la sortie.

 

-T’es plutôt fort pour un herbivore. Tu ne crois tout de même pas que je vais te laisser partir sans qu’on ait finit notre combat?

 

-Désolé, mais on m’attend et je vais sûrement passer un sale quart d’heure. Crois-moi, j’aimerais beaucoup mieux rester ici et me battre avec toi.

 

Kyoya se tenait derrière le plus jeune, son bras passant à quelques centimètres de la tête rousse. Sans savoir pourquoi, il eut envie de goûter ce cou qui semblait si doux. Il s’approcha et mordit férocement la nuque qui s’offrait à sa vue.

 

Enma gémit de douleur et de plaisir mélanger. Il était déjà passablement excité dû au combat puissant qui venait de se dérouler, mais si l’autre commençait à le toucher, il allait vraiment se laisser aller.

 

Hibari passa sa langue sur la marque qu’il venait de faire et qui saignait légèrement.

 

-Ça faisait longtemps que je n’avais pas eu à affronter un adversaire aussi fort. Regarde ce que tu m’as fait. Murmura le brun.

 

Pour appuyer ses dires, il se colla au dos du roux qui sentit clairement l’érection de l’autre dans le creux de ses reins. Enma gémit en sentant la main, qui auparavant bloquait la porte, descendre sur sa poitrine et frotter ses tétons à travers sa veste. Le contact était grisant et, en plus, Kyoya commença à se frotter contre son dos, faisant rouler leurs hanches. Kozato sentit ses joues devenir rouges quand il réalisa qu’il poussait son bassin à la rencontre de celui du brun.

 

Le parrain de la famille Shimon sentit ses jambes devenir molles et il s’appuya un peu plus sur le torse d’Hibari qui continuait de promener sa main sur sa poitrine, descendant toujours plus bas. Le gardien du nuage continua de lécher le cou d’Enma qui se sentait sombrer de plus en plus. L’autre main du brun vint se positionner sur sa hanche gauche et descendit lentement vers ses cuisses qu’il toucha du bout des doigts à travers le pantalon. Il la fit ensuite remonter pour se poser sur la bosse maintenant évidente qui déformait le tissu.

 

Kozato rougit encore plus sous la caresse et sa respiration devint haletante. Kyoya se frottait toujours contre son dos et le toucher rugueux du vêtement l’excitait encore plus. Ses doigts passèrent et repassèrent sur le membre déjà dur. Un brouillard épais enveloppait son cerveau au fur et à mesure que les caresses se faisaient plus pressantes.

 

Pourtant, il n’avait aucune raison de le désirer. Un autre garçon, violent et, qui plus est, avait cherché à le battre à mort quelques minutes plus tôt. Malgré tout, il sentait son plaisir augmenter de seconde en seconde. Il allait bientôt jouir dans son pantalon si l’autre n’arrêtait pas de toucher sa virilité ainsi, peu importe que du tissu empêche le contact direct.

 

Hibari, de son côté, ne contrôlait plus rien. Au début, il s’était approché du nouveau avec la ferme intention de lui bloquer la sortie et de le forcer à terminer le combat. Puis, il avait aperçu la nuque si tentante et il avait sentit la douce odeur de miel qui émanait de ce corps chaud, à quelques centimètres du sien. Il s’était approché un peu plus et il avait finalement perdu la tête. Sa raison l’avait abandonné et il avait commencé à le toucher. Jamais il n’aurait cru que ce combat l’exciterait autant. S’il l’avait su, il ne serait jamais venu. D’habitude, il réussissait assez bien à se contenir et il se soulageait lorsqu’il se retrouvait seul. Seulement cette fois, la puissance de son ennemi l’avait étonné. Comment un garçon si frêle et si petit pouvait-il réussir à lui tenir tête? Ce qui l’avait le plus énervé, c’était l’obstination du gamin à ne pas utiliser tout son pouvoir, car il sentait que sa force dépassait de loin ce qu’il voulait bien afficher. Ça l’avait mis hors de lui et son excitation avait décuplé.

 

Enma se crispa contre le torse de son sempaï. Il allait bientôt jouir et il tenta d’en avertir le brun, mais lorsqu’il ouvrit la bouche, c’est un râle de plaisir qui sortit. La main qui pinçait ses tétons avait atteint ses fesses et un doigt frottait contre son intimité à travers le pantalon. Ses forces le quittaient alors qu’une fièvre brûlante s’emparait de lui et il ne pourrait plus résister bien longtemps face à la jouissance. Il sentait la respiration chaude dans son cou, la langue mouillée près de son oreille, la main sur sa virilité et le doigt pressé contre son entrée. Dans un dernier gémissement, il se libéra dans son sous-vêtement, sentant vaguement dans la brume de son plaisir qu’Hibari se contractait dans son dos.

 

Sans s’en rendre compte, ils avaient glissé au sol lors de l’orgasme. Ils restèrent l’un contre l’autre un petit moment, haletants et en sueur. Ils reprirent peu à peu leur esprit et c’est Kyoya qui se dégagea le premier. Son visage se crispa de dégoût face à la sensation que lui procurait son sperme qui maculait son boxer. Il se releva, replaça ses vêtements froissés et attrapa sa veste qui avait glissé au sol. Il se retourna ensuite vers le roux qui était toujours par terre et lui jeta un regard noir.

 

-Un mot de ceci, et je te mords à mort.

 

Il se dirigea vers la porte, hésita un instant puis sortit d’un pas pressé, sans se retourner.

 

Enma soupira, désespéré. Il venait de se faire tripoter par la terreur de l’école, un autre garçon soit dit en passant, et il avait plutôt aimé ça. En prime, son sous-vêtement préféré était taché et c’est Julie qui était chargé de la lessive cette semaine. Le pervers ne manquerait pas de lui poser des questions embarrassantes.

 

-Quelle galère.

 

Il ramassa son sac, défroissa sa chemise et prit le chemin de la sortie, grimaçant au toucher du liquide maintenant froid contre sa peau dans son boxer. En y repensant, c’est le combat qui l’avait excité. Pas ce grand brun ténébreux aux yeux de glace. Pas du tout. Quoique peut-être un peu… Enma eut un petit sourire en espérant recroiser Hibari Kyoya dans les jours qui suivraient et que ce dernier lui proposerait à nouveau de se battre… Et plus si affinités.

 

Il atteignit la cour et, horreur, Adel Heid se tenait devant l’école.

 

-Kozato Enma! Je t’avais demandé de rentrer! Et où je te retrouve?! Encore à l’école! Et c’est quoi cette histoire de punition?! Tu t’es pas battu au moins?! Crétin! Je t’avais dit de ne pas te faire remarquer. On est ici pour observer les Vongola.

 

Enma rigola intérieurement en se disant que pour ça, il les avait bien observé les Vongola. Il était dans la classe de trois d’entre eux, dont l’un avait tenté de le tuer et il avait joui sous les attouchements d’un quatrième.

 

-Tu n’as pas eu de problème avec le comité de discipline au moins?

 

Le roux se figea.

 

-J’ai rencontré le «chef». Il a l’air assez féroce mais je vais réussir à le dompter.

 

Kozato fixa Adel Heid en se disant qu’elle n’arriverait pas à le dresser de sitôt. En rougissant, il repensa à leur violente rencontre un peu plus tôt.

 

-Enma, c’est quoi cette marque sur ton cou?! Questionna la grande brune.

 

Rouge pivoine, le roux plaqua sa main sur sa nuque et cria :

 

-C-C’est rien du tout!

 

Et il partit à la course vers leur maison, la jeune fille sur les talons, lui posant mille questions.

 

Sur le toit, Hibari regarda le duo s’éloigner. Il soupira tandis qu’Hibird venait se poser sur son épaule en chantonnant. Ce gamin avait décidemment quelque chose d’intéressant. Il aimerait bien se battre avec lui le lendemain. En espérant que le combat soit aussi intense qu’aujourd’hui. Peut-être que la suite se déroulerait de la même façon aussi… Kyoya rougit d’un coup cette pensée. Ennuyé, il se retourna sèchement et rentra dans le bâtiment.

 

Dehors, Hibird s’envola en chantonnant :

 

-Hibari! Hibari content!

 

FIN

 

Voilà! Un nouveau couple vient d’arriver sur le blog!

Mais avouer qu’Enma est trop chou xP

Bref, l’idée est venue de Cynth 

Un mot : Manga

Un lieu : Bibliothèque

Et ça a donné cette fic :P

Merci de continuer de me lire!

Pour ceux qui attendent la suite de Addicted, c’est pour bientôt!

Il va y avoir aussi un nouveau Bel/Fran dont je publie tout de suite le sypnosis alors patience!

 

 

Par MissAkatsuki
Ecrire un commentaire - Voir les 13 commentaires
Vendredi 2 avril 2010 5 02 /04 /Avr /2010 20:56

reborn-7.jpg

 

Le retour des problèmes

 


Dans un petit gémissement, il répondit au baiser fougueux que lui prodiguait son amant.

 

Fran glissa ses mains sous le chandail de son petit ami pour les faire remonter lentement sur le ventre plat. Il adorait toujours autant la texture de la peau laiteuse de Bel et elle lui avait manqué. Il savait que la famille dormait juste à côté mais c’était trop. Trop de caresses, trop de baisers, trop de souffles chauds. Il fallait absolument qu’il le sente près de lui, en lui.

 

«Je suis vraiment devenu dépendant? Dire que ça fait juste deux jours. Qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire quand je vais devoir voyager à l’étranger pour le travail?»

 

Il soupira de bonheur alors que la langue du blond entrait en contact avec son oreille, un de ses points sensibles.

 

-B-Bel!

 

-Chut. Tu en as envie autant que moi et…

 

-Ferme-la et continue!

 

Le photographe eu un petit sourire et se pencha à nouveau sur le corps de son amant. Il adorait l’entendre gémir et ça lui avait manqué depuis le début du weekend. La petite scène de la salle de bain ne comptait absolument pas. Il n’avait pas eu droit à un câlin complet. C’est donc avec plaisir qu’il envoya valser la chemise du pyjama de Fran.

 

En voyant le torse si pâle, il perdit la tête. Il fallait absolument qu’il le touche. Il avança ses doigts jusqu’aux tétons déjà durcit qu’il pinça doucement. Fran se cambra sous la caresse en gémissant son prénom.

 

Le plus jeune soupira en se disant que ça n’allait pas se passer comme ça. Il détestait restait inactif et il décida de se débarrasser du chandail de Bel devenu gênant. Après plusieurs tentatives, il réussit enfin à atteindre son but. Il passa ses mains dans le dos de son amant, plantant ses ongles dans la peau si douce quand il sentait des secousses de plaisir le parcourir.

 

Bel ne l’avait jamais avoué mais il adorait que Fran le touche. Ses mains étaient si froides et, à leur contact, sa peau devenait plus brûlante encore. C’était comme une fièvre qui s’emparait de lui à chaque fois que les doigts glacés touchaient sa peau. Il était dépendant de cette sensation. Il se pencha pour poser ses lèvres sur le torse qui semblait l’appeler.

 

Fran se cambra en gémissant fortement en sentant la pression humide sur sa peau nue. Ces deux jours d’abstinence l’avaient vraiment rendu sensible à certains endroits.

 

«Pourvu qu’il ne… ahh.»

 

Trop tard. La langue mutine avait atteint son nombril et s’appliquait à le lécher doucement.

 

-Mmmh.

 

-On dirait que tu es très sensible ici.

 

-Bel. Dépêche-toi.

 

-Vos désirs sont des ordres.

 

Il se releva, arrêtant du même coup la douce torture de Fran. Il retira le pantalon du plus jeune et le lança loin dans la pièce. L’adolescent haussa un sourcil en remarquant la nudité de son amant.

 

-Tu n’avais pas de sous-vêtements.

 

-J’avais prévu le coup. Répondit-il avec un petit sourire.

 

Fran allait répliquer mais il sentit un doigt le toucher au travers du tissu et sa phrase se transforma en un couinement.

 

-B-Bel.

 

Le blond se raidit. Il ne tiendrait pas longtemps si son petit ami continuait à gémir son nom ainsi. Il ne perdit pas de temps et retira le sous-vêtement qui empêchait ses yeux de voir l’objet de son désir. Il s’approcha et souffla dessus pour que son amant s’impatiente un peu plus.

 

-Mh. S’il-te-plaît. Bel…

 

Il humidifia ses doigts et en glissa deux à l’intérieur de Fran tandis qu’il se penchait pour poser sa langue sur le bout de sa virilité. Le plus jeune se contorsionna sous la caresse. D’un côté la douleur tandis que de l’autre c’était un plaisir fou. Bel passa ensuite sa langue sur toute la longueur du membre tendu.

 

-Fran, arrêtes de gémir comme ça. Je ne pourrai pas attendre sinon.

 

-Qui t’a dit… d’attendre. Réussit à articuler le plus jeune en haletant.

 

S’en fut trop pour le blond. Voir son amant, les joues rougies par le plaisir et les jambes étalées de part et d’autre sur le lit, il le voulait, maintenant. Il retira ses doigts et se positionna à l’entrée.

 

«On prendra notre temps pour des préliminaires une autre fois. J’ai pas l’intention de me faire déranger par Squalo encore une fois.»

 

Il poussa et entra d’un coup. Fran gémit de douleur et se crispa. Au bout d’un moment, il se détendit. C’était trop bon et il en avait rêvé depuis un moment déjà. Il bougea des hanches, signe qu’attendait son partenaire pour commencer un mouvement de va et viens qui augmentait en intensité. Ils auraient aimé que leur moment intime soit un peu plus long mais ils atteignirent leur limite assez rapidement. Le plus jeune s’arqua contre son amant en plantant ses ongles dans son dos et en poussant un cri de jouissance qui fit tomber les dernières résistances du plus vieux qui se libéra à son tour. Ils soufflèrent un instant, un sourire immense aux lèvres. Ils s’endormirent dans les bras l’un de l’autre, heureux.

 

:¤:

 

Le lendemain fut le jour du départ. Au déjeuner, les deux amants rayonnaient de bonheur tandis que Viper souriait en coin. Sa chambre étant juste à côté de celle de Bel, elle avait tout entendu. Bien qu’elle soit un peu déçue que Fran soit déjà en couple, elle était heureuse que son frère ait peut-être enfin trouvé «le bon».

 

-Qu’est-ce qui te fait sourire comme ça, jeune fille? Demanda la mère tandis que tout le monde s’apprêtait à goûter son plat.

 

Un gros silence se fit autour de la table. Les enfants se jetèrent un coup d’œil. Il n’y avait que la maman qui n’était pas au courant pour le petit couple. Squalo hocha la tête l’air de dire à Bel de se débrouiller avec ses foutus problèmes et il se pencha sur son assiette pour commencer ses gaufres. Un grand sourire sadique vint illuminer les traits de Rasiel et il ouvrit la bouche, près à tout révéler, mais Viper lui donna un bon coup de pied sous la table ce qui lui ferma le clapet. De l’autre côté, la mère commençait à s’impatienter.

 

-Alors?

 

-Hum… Je crois pas que ce soit à moi de te le dire, maman.

 

-Qui alors?

 

La jeune fille se racla la gorge et regarda Bel.

 

-Quelque chose à nous dire, cher frère?

 

Le dit frère lui jeta un regard noir avant de sourire à sa mère.

 

-Je te le dirai plus tard.

 

La mère les regarda tous avant de hausser les épaules. Si ses enfants avaient un secret, elle finirait bien par le savoir un jour ou l’autre.

 

-Sinon, vos valises sont prêtes?

 

-Oui. On va partir bientôt. La route est longue jusqu’à chez nous et on travaille très tôt demain. Répondit Squalo.

 

-Je suis quand même déçue que vous ne puissiez pas rester plus longtemps. Et puis avoir Fran à la maison c’est comme avoir un ange en enfer! Je ne suis pas habitué au clame. Hohoho.

 

-Je déteste quand elle rit comme une petite vieille. On dirait qu’elle prépare un mauvais coup. Soupira Rasiel. De toute façon moi aussi je pars cet après-midi. Un ami m’a appelé pour que j’aille le rejoindre en ville.

 

-T’as des amis, toi? Ironisa Bel.

 

-Ouais mais c’est dommage j’ai pas de PETIT ami, moi. Répondit hargneusement le jumeau.

 

-Espèce de…!

 

-Ça suffit! Je crois qu’il est temps pour vous de partir! Les coupa Viper.

 

Une heure plus tard, les valises étaient chargées dans la voiture de Squalo et ils étaient prêts à retourner chez eux. La maman avait la larme à l’œil alors qu’elle serait son fils dans ses bras.

 

-Reviens vite me voir! Je m’ennuie de toi Belphégor!

 

-Oui maman. C’est bon, lâche-moi! Tu m’étouffes!

 

Un peu plus loin, la même scène se déroulait mais entre Fran et Viper.

 

-Promets-moi de m’écrire des mails! Pleura la jeune fille.

 

-Oui. Et encore merci d’avoir gardé le secret.

 

La jeune gothique sourit chaleureusement et s’éloigna pour rejoindre sa mère et son frère qui étaient retournés sur le perron.

 

Squalo alla dire au revoir à la mère de Bel qui lui fit promettre de veiller sur son fils. L’argenté s’installa ensuite derrière le volant et ils prirent la route en envoyant la main à la petite famille.

 

Tandis que la voiture disparaissait au loin, la mama soupira de nostalgie.

 

-Vous croyez que leur couple va durer? Demanda-t-elle.

 

Ses deux enfants se tournèrent vers elle avec des yeux ronds.

 

-Tu…?! S’exclamèrent-ils.

 

-Ça faisait longtemps que je n’avais pas vu mon petit Bel aussi heureux. Hohoho.

 

Et sur ces paroles, elle tourna les talons et entra dans la maison.

 

-Je t’avais bien dit qu’elle préparait quelque chose. Soupira Rasiel.

 

-Je vais me méfier d’elle à l’avenir. Rigola sa sœur.

 

-Surtout qu’elle pourrait très bien découvrir que tu as un petit ami secret… à moins que ce ne soit déjà fait?

 

Viper arrêta de rire.

 

-Gloups… et comment tu sais ça d’abord?

 

-Tu viens de me le confirmer. Sourit le blond.

 

-TOI!

 

Et ils partirent dans une course-poursuite à travers le jardin.

 

:¤:

 

Ils arrivèrent à l’appartement en début de soirée et c’est avec joie qu’ils retrouvèrent leur salon.

 

-Ça fait du bien de rentrer chez soi. S’exclama Squalo en se laissant tomber dans le sofa. Mais quelle idée d’habiter à la campagne!

 

-Ushishi. À peine arriver que la princesse chiale déjà.

 

-Je chiale pas! Et arrête de m’appeler princesse! Rugit l’argenté.

 

-Bon. Je crois que je vais rentrer chez moi. Lussuria doit avoir extrêmement hâte d’entendre les détails du mariage.

 

-Tu veux que je te raccompagne?

 

-Si ça te dérange pas.

 

-Laisse-moi juste le temps de prendre ma veste.

 

Arrivés chez le plus jeune, ils constatèrent que l’appartement était vide.

 

-Luss est sortit? D’habitude il laisse un mot.

 

Fran était inquiet mais il ne le laissa pas paraître.

 

-Fait comme chez toi. Tu veux quelque chose à boire?

 

-Non, ça va.

 

Il s’approcha et serra son amant dans ses bras.

 

-Tu es inquiet, n’est-ce pas?

 

-C’est que Luss ne m’a jamais laissé seul pour la nuit.

 

-Appelle-le alors. Je suis sûr qu’il va te répondre.

 

Fran sortit son portable et composa le numéro de son tuteur légal.

 

-Le numéro que vous avez composé n’est pas disponible pour le moment. Veuillez réessayer plus tard.

 

Il raccrocha et se tourna vers son petit ami avec les larmes aux yeux.

 

-Lussuria ne ferme jamais son portable! Aide-moi à trouver des indices qui pourraient nous indiquer où il est allé.

 

-Je ne vois pas ce qui est si terrible au fait qu’il soit absent… il est peut-être juste sortit pour la soirée et la batterie de son portable est morte.

 

-Tu ne comprends pas!

 

-Alors explique-moi.

 

-Je… j’ai demandé à Lussuria de voir s’il ne pouvait pas faire quelque chose contre Xanxus.

 

Bel se crispa.

 

-Si tu savais comme je m’en veux. Je n’aurais jamais dû lui demandé de faire ça. Par le passé ça n’a servi à rien mais je voulais te protéger et… et…

 

Il éclata en sanglot.

 

-T’inquiète pas. Qu’est-ce que Xanxus peut faire tout seul?

 

-Justement! Il n’est pas seul. Il est à la tête d’un groupe de mafieux. Il est dans le trafic de la drogue et personne peut le coincer tellement il est influent. Il a réussit à corrompre tous les chefs de police. Xanxus est un dieu dans un monde de débauche. Il a plusieurs bars de striptease et j’ai déjà dû…

 

Les sanglots augmentèrent en intensité. Bel sentit sa colère monter. Même si Fran n’avait pas terminé sa phrase, le blond arrivait très bien à imaginé ce que Xanxus avait pu lui faire faire dans un club de striptease.

 

-J’ai peur que Lussuria se soit fait attrapé.

 

-Comment t’as réussi à t’en tirer la dernière fois?

 

-Lussuria a un ami… Lévia Than. Il nous a aidés. On a déménagé plusieurs fois et on s’est cachés de lui. Lévi-san est inspecteur et il nous surveille constamment. Malheureusement, je n’ai aucun moyen de le contacter.

 

-Ok. Je vais rester dormir ici ce soir et, si demain matin tu n’as pas réussi à rejoindre Lussuria, on ira le chercher.

 

-Merci, Bel.

 

-Je t’aime. C’est normal.

 

-Je ne veux pas revoir Xanxus. Plus jamais.

 

Ils restèrent enlacés sur le sofa pendant un petit moment puis Fran reprit la parole.

 

-Je dois te parler de quelque chose.

 

Bel haussa un sourcil et écouta attentivement la suite.

 

-J’ai… je n’en suis pas fier mais… j’ai déjà tenté de… de me… de me suicider.

 

Fran vit son amant écarquiller les yeux.

 

-Ne t’inquiète pas. Je n’ai plus ce genre de pensées maintenant, mais j’ai l’impression que je devais partager ça avec toi. À l’époque, Xanxus était horrible avec moi et je ne voyais aucun espoir de m’enfuir. La seule solution qui me restait était la mort. Heureusement que Lussuria m’a arrêté à temps. Je voulais juste que tu sois au courant du bien que tu me fais. Je t’aime tellement et je sais que ça peut paraître vide de sens quand on sait que ça ne fait pas beaucoup de temps qu’on se connaît mais je le pense sincèrement.

 

-Tu sais que je t’aime aussi. Maintenant dors.

 

:¤:

 

Le lendemain matin, Bel se réveilla courbaturé. Ils s’étaient endormis sur le sofa. Il tourna la tête pour observer Fran qui dormait encore. Sans un bruit, il se leva et partit dans la pièce à côté. Il sortit son téléphone et composa le numéro de Squalo.

 

-Squalo? Oublie le travail aujourd’hui. J’ai besoin de ton aide. Selon toute vraisemblance, Xanxus à enlevé Lussuria, le tuteur de Fran. Comment ça tu le connais?! Non, laisse tomber. Tu as fait des recherches sur ce salaud non? Tu sais où il est caché? Génial. Ça te dit une bonne vieille baston comme autrefois? Bien sûr que je réunis toute la bande. Non il ne sait pas encore. Je ne le lui dirai pas. Aller je te laisse. J’ai des coups de fil à passer.

 

Bel se tourna vers son amant endormi. Il lui sourit et lui écrivit un mot pour lui dire de ne pas s’inquiéter, qu’il était rentré chez lui pour prendre une douche et aller travailler. Il lui précisait aussi d’essayer de joindre Lussuria et de ne rien tenter avant son retour.

 

Le blond sortit de l’appartement et il s’engagea dans la rue en composant un numéro.

 

-Allô?

 

-Tsuna? J’ai un travail pour la bande. Réunit les gars.

 

-Quoi? Tu te rends compte que ça fait une éternité qu’on s’est pas réunis?

 

-Cette fois, c’est contre quelqu’un que, je suis sûr, tu vas adorer coincer.

 

-Ah? Ça m’intéresse. C’est qui?

 

-Xanxus.

 

-

 

-Tsuna?

 

-Je marche et je suis sûr que les autres vont être heureux de l’entendre. Après tout ce que ce salaud nous a fait.

 

-Très bien on se réunit chez moi. Ramenez vos fesses pour demain soir.

 

Et il raccrocha. Cette fois, Xanxus allait payer. Il ne le laisserait pas faire plus de mal à celui qu’il aimait.

 

:¤:

 

La prochaine fois :

 

-Une série de Flashbacks qui va lever certains voiles.

-La réunion de la bande!

 

 

Salut tout le monde!

Je passe rapidement pour publier ce chap!

Je dois avouer que cette fic devient de plus en plus mystérieuse… même pour moi!

Bref, j’espère démêler certains problèmes la prochaine fois!

Je viens de me rendre compte que ça fait déjà un an que mon blog est en ligne! *-*

Je suis vraiment fière! Et surtout contente que vous continuiez à me lire! Merci!

À plus!

 

P.S. Je tiens à préciser que je vais faire une pétition! Eh oui mesdames (et messieurs s’il y en a)! Je ne sais pas si certaines d’entre vous on fait le rapprochement… Mais si Tsuna finit par battre Byakuran (pas de spoils merci!), il n’y aura pas de tri-ni-sette et donc aucune radiation anti-trinisette et donc Mammon reste en vie… je ne sais pas si certaines d’entre vous voient où je veux en venir… Bref, tout ça pour dire que si Mammon meurt pas et bien Fran ne le remplacera jamais dans la Varia… Je vois d’ici vos visages horrifiés, vous fans de Bel/Fran. Je tenais à vous faire part de cette injustice et aussi à vous signaler que je vais maintenant porter plus attention à ce couple en voie d’extinction! (sans oublier les autres bien sûr!)

Par MissAkatsuki
Ecrire un commentaire - Voir les 18 commentaires
Samedi 27 mars 2010 6 27 /03 /Mars /2010 07:03
reborn-104.jpg


Le mariage de l'année

 

 

 

 

Le jour tant attendu était enfin arrivé. Le mariage de Tsunayoshi Sawada, chef d’une importante entreprise, allait enfin avoir lieu. Il épousait Kyoko Sasagawa, fille d’un riche dirigeant d’une agence en partenariat avec Sawada Industries. La journée promettait d’être longue mais surtout réjouissante.

 

Fran se réveilla de bonne heure en ce dimanche de fiançailles. Il se frotta doucement les yeux en s’étirant et respira l’odeur de Bel qui l’entourait dans cette chambre qui fut autrefois la sienne. Il se leva du lit et marcha à l’aveuglette vers les toilettes avec l’idée de s’asperger le visage afin d’être présentable au déjeuner.

 

Cependant, en entrant dans la salle de bain, il tomba face à face avec Rasiel, en pyjama, qui se recoiffait devant le miroir. 

 

-Ah! Désolé, je reviendrai plus tard. Souffla Fran en se paralysant.

 

-Fran…

 

Mais avant qu’il n’ait pu se retourner vers la sortie, le frère diabolique le retint par le bras et ferma la porte à clé.

 

Fran déglutit car Bel n’était pas là pour le sauver cette fois. Il tenta de défaire la prise du blond mais ce dernier ne lâchait pas prise. Avec horreur, l’adolescent vit les lèvres du plus grand se rapprocher dangereusement des siennes.

                                    

«Bel-sempai! À l’aide!»

 

Dans un geste désespéré, le plus jeune balança son poing en plein dans le visage du plus vieux. Malgré la faible puissance du coup, Rasiel lâcha sa prise et s’éloigna.

 

-Ne me touchez pas! Siffla Fran, haletant.

 

-Euh…? Fran?

 

Puis le blond sembla soudain se rendre compte de quelque chose puisqu’il partit dans un grand éclat de rire.

 

-Je peux savoir ce qui vous fait rire?! S’offusqua le jeune.

 

-Le fait que tu m’aies prit pour Rasiel. Réussit à souffler le photographe entre deux rires.

 

-Bel?!

 

-Le seul et unique. Même si tu ne t’en es pas rendu compte.

 

Et il repartit dans un fou rire.

 

-Mais… Mais… Et les cheveux??

 

-Disons que j’ai tenté de me coiffer sur ordre de ma mère.

 

Bel passa une main dans ses cheveux qui redevinrent exactement comme à la normale. Il prit ensuite son amant dans ses bras afin de le rassurer. Fran se laissa aller en reconnaissant l’odeur qui le suivait partout depuis qu’il résidait chez le blond.

 

-Bel… Murmura-t-il.

 

Inconsciemment, il se frotta contre son petit ami qui se crispa. Si Fran continuait à l’allumer, il n’allait pas pouvoir se retenir.

 

-Hum… On devrait peut-être descendre à la cuisine. Ma mère préparait le petit-déjeuner la dernière fois que je l’ai vu.

 

Le plus jeune sourit mais ne se dégagea pas pour autant.

 

-Juste encore un peu. Ça fait longtemps qu’on ne s’est pas tenu comme ça.

 

Belphégor prit une grande inspiration et tenta de garder son clame et de faire taire son désir qui grandissait tranquillement.

 

Fran était tellement bien dans les bras de son amoureux. La chaleur des bras qui l’entourait le calmait et il soupira de bonheur. Au grand damne de son amant, il se mit même à ronronner de plaisir.

 

-OK! Chéri, c’est tout. S’exclama Bel en repoussant l’élu de son cœur qui le regarda avec des yeux ronds.

 

-Bel-sempai?

 

-Arrête de m’appeler sempai! C’est encore pire.

 

Le mannequin observa son petit ami. Qu’est-ce qu’il lui prenait? Il était peut-être malade. En le regardant mieux, Fran remarqua ses joues rouges et sa respiration haletante. Descendant plus bas il remarqua aussi la nature du problème de son amant qui n’avait rien à voir avec une maladie. Un petit sourire sadique vint fleurir sur les lèvres du plus jeune.

 

-Alors, Bel-sempai, souffla-t-il en insistant sur le sempai, je vous excite à ce point?

 

-Tss. De quoi tu parles? Nia le blond.

 

-Ne me faites pas marcher. Souffla sournoisement le modèle en s’approchant pour frôler du bout des doigts le tissu du pantalon qui se tendait dangereusement.

 

Bel ferma les yeux en gémissant sourdement.

 

-Arrêtes! C’est pas drôle du tout.

 

-Huhu.

 

Il s’éleva sur la pointe des pieds pour embrasser son sempai. Le contact les électrisa tout les deux. Les mains de Fran vinrent se loger dans les cheveux tandis que les siennes se posait sur ses hanches. Alors qu’ils allaient enfin pouvoir profiter l’un de l’autre pendant quelques minutes, quelqu’un vint tambouriner à la porte.

 

-BEL! Je sais que c’est toi qui est là-dedans. Ça fait des heures que t’es enfermé, ‘tain! Sors faut que j’ailles aux toilettes bordel!

 

Bel grogna de frustration. Encore Squalo. Toujours Squalo.

 

Fran ouvrit la porte et fit face à l’argenté qui s’apprêtait à défoncer la porte si elle ne s’ouvrait dans les dix prochaines secondes. Il demeura figé en voyait le jeune et s’apprêtait à s’excuser lorsqu’il vit son meilleur ami qui se tenait en retrait.

 

-Qu’est-ce que vous faisiez là-dedans? Demanda-t-il suspicieux.

 

-Rien du tout! S’empressa de répondre Fran en s’enfuyant vers sa chambre, le rouge aux joues.

 

-Et bah! Vous êtes même pas capable de vous retenir deux jours! C’est pitoy… Bel?

 

Le blond fixait son ancien amant avec un regard meurtrier. Dire qu’il aurait pu profiter du corps si sexy de son petit ami! À cette pensée il grogna et une aura menaçante l’entoura.

 

-Euh… Bel? Mon ami? Mon meilleur ami?

 

-Squalo! Rugit celui-ci avec une voix d’outre-tombe.

 

-Hey! C’est pas de ma faute si tu n’es pas capable de lui résister et que tu te retrouves avec ce genre de problème.

 

Bel poussa son ami dehors et referma la porte en s’assurant de la verrouiller.

 

-BEL! C’est pas drôle! Ouvre! Faut que j’aille aux toilettes moi!

 

:¤:

 

Deux heures plus tard, les invités commençaient à arriver. La famille de Bel ainsi que Squalo et Fran étaient fin prêts à les recevoir. Les trois jeunes hommes avaient été postés à la porte pour accueillir les premiers arrivants.

 

-Pourquoi j’suis là moi? N’arrêtait pas de se plaindre Squalo en tentant de desserrer sa cravate qui l’étouffait dans cette chaleur.

 

-Ils auraient pas pu choisir une journée moins chaude pour se marier ces deux là?! Rajouta Bel.

 

-Fermez-là et souriez! Siffla Fran entre ses dents tout en saluant une vieille dame.

 

-N’empêche que vous êtes dans une assez mauvaise situation. Commenta l’argenté avec un petit sourire en coin.

 

-Et pourquoi cela? Demandèrent les deux amants d’une même voix en continuant de sourire.

 

Le sourire de Squalo s’agrandit un peu plus tandis qu’il pointait un petit attroupement de filles au milieu de la pelouse.

 

-Les cousines de Bel. Apparemment, elles t’ont reconnu et elles seraient ravies de te «connaître un peu mieux».

 

Fran devint blême tandis que le blond fulminait. Si une de ses gourdes pensaient pouvoir lui voler son chéri, elle allait avoir à faire à lui! 

 

Le jardin se remplissait rapidement et aucune des filles présentes n’avaient encore tenté d’approcher la coqueluche des adolescentes.

 

-Bel, je me demande vraiment ce que je fous ici! Voi! J’ai du travail important à faire!

 

-Ouais… Genre faire la sieste. Pouffa le photographe.

 

-Ta gueule! Tu…

 

-Kufufu! L’interrompit une voix.  

 

Les trois se tournèrent d’un même mouvement vers la provenance de ce rire un peu spécial. Un jeune homme aux cheveux bleu nuit se tenait devant eux, un sourire moqueur plaqué au visage. Sa longue chevelure était ramenée en une queue de cheval sur sa nuque et un fin trait noir soulignait ses yeux. En le regardant, Fran se dit qu’il avait un certain charme quoiqu’un pantalon en cuir fût peut-être un peu déplacé pour un mariage.

 

-Bel! Cousin! Je t’ai connu plus… vivant. Tu ne me salues pas et tu ne me présentes même pas ton nouveau copain!

 

-On ne sort pas ensemble! Se dépêcha de démentir Bel en vérifiant que personne n’avait entendu.

 

-Kufufu. Je n’ai jamais rien insinué de tel. C’est toi qui a entendu ce que tu voulais entendre! Sourit le cousin mystérieux.

 

Puis, se tournant vers Fran, il se courba en se présentant.

 

-Rokudo Mukuro, mais tu peux m’appeler Ku-chan.

 

Il s’approcha de l’oreille du plus jeune et murmura :

 

-Tu peux même le gémir si tu veux, mais seulement lorsque nous serons seuls.

 

L’adolescent rougit d’un coup à l’entente du sous-entendu et Mukuro sourit avant de s’éloigner vers le jardin.

 

-Cette saleté! Je vais lui faire bouffer sa foutue queue de cheval! Siffla Bel.

 

Squalo partit dans un grand rire tandis qu’il traînait le blond à l’écart, laissant Fran accueillir les invités.

 

-Désolé, mais je crois que tu vas avoir du mal à grader Fran pour toi avec tout ce monde qui l’observe d’une manière pas très… chaste. Je dois avouer qu’il est pas mal. Cet habit-cravate lui va assez bien.

 

-Squalo!

 

-C’était juste une mise en garde. Tu sais que Mukuro s’est toujours bien entendu avec ton frère alors fais juste attention, ok?

 

-Hmm… Grogna Bel en se retournant pour surveiller son amant.

 

-Je te laisse. Le bar m’appelle et je sens que je vais bien en avoir besoin durant cette journée de fou.

 

L’argenté se dirigea à son tour vers le jardin laissant son ami aller retrouver son amoureux.

 

-Fran, il va falloir que tu fasses très attention pendant ce mariage.

 

-Pourquoi?

 

-Disons que la plupart de mes cousines sont des maniaques en manque d’hommes et que même mes cousins se laisseraient tenter par ton petit cul, aussi hétéro soient-ils.

 

-Ah… Et Mukuro…

 

-Est bi. En fait… on l’a jamais vraiment su mais je suppose. Il s’attaque à tout ce qui bouge.

 

Un petit silence gênant suivi cette déclaration.

 

-Hum. Je crois que tout le monde est arrivé. Ma mère ne devrait pas nous en vouloir si nous quittons notre poste. Je vais te montrer ceux à qui tu peux faire confiance et ceux que tu dois absolument éviter.

 

-D’accord.

 

Les deux se rendirent donc au jardin où ils se postèrent en retrait. Des chaises avaient été alignées devant un autel surplombé d’une arche. Des pétales de roses blanches recouvraient le sol tandis que de la crinoline flottait dans le vent, accrochée aux chaises. Fran s’émerveilla devant ce décor féérique et se dit que s’il s’était marié un jour, il aurait aimé que son mariage soit identique à celui-ci. Il jeta un regard à son amant qui lui souriait, près à commencer son exposé. Bel commença par Mukuro.

 

-Tu dois absolument l’éviter à tout prix. Encore plus si mon frère est dans les parages. Ils ont toujours été de bons amis et… disons qu’ils aiment partager si tu vois ce que je veux dire. Bref, cours si tu te retrouves seul avec eux.

 

Fran acquiesça, inquiet à l’idée de se retrouver devant cette éventualité.

 

-La fille qui parle avec ma mère, c’est Chrome. Même si c’est la sœur jumelle de Mukuro, elle est tout son opposé et je crois que c’est une des seules filles à qui tu peux faire confiance à part ma sœur. Tu vois là-bas? Le gars aux cheveux bruns qui parle avec Squalo? C’est Takeshi Yamamoto, mon cousin et aussi un très bon ami de Squ. L’autre qui fume à côté sans rien dire c’est son copain, Gokudera Hayato. Ils sont ensemble depuis des années déjà. Gokudera est le meilleur ami de Tsuna, le marié, et c’est aussi son témoin.

 

Le plus jeune hocha la tête en tentant de retenir tout les noms et qui était ami avec qui.

 

-Le grand là-bas c’est Lambo, un autre ami de Tsuna. La fille qui arrête pas de le regarder c’est sa petite amie, I-pin. Tu vois le grand qui arrête pas de brailler à côté du bar? C’est Ryohei, le frère de la mariée. À ce que j’ai compris, c’est un grand frère poule et il déteste Tsuna pour lui avoir pris sa sœur.

 

-Euh… pourquoi il n’arrête pas de crier «À L’EXTRÊME»?

 

-Aucune idée. Ensuite, le type au chapeau qui se tient en retrait de la foule c’est Reborn. Tu peux lui parler autant que tu veux, il ne te répondra jamais. Il est aussi froid qu’un glaçon et je l’ai déjà vu sortir un pistolet de sa veste. C’est un des anciens professeurs de Tsuna.

 

Fran déglutit faiblement. De la manière sont le décrivait son amant, on aurait pu croire que ce gars-là travaillait pour la mafia italienne. 

 

-Bien sûr, tu connais déjà ma famille et les vieilles qui te regardent sont mes tantes. Mes oncles sont réunis près du bar. Finalement, il reste les deux que tu vois au fond. Mon grand père, Timoteo, neuvième du nom et le frère de Tsuna, Giotto.

 

-Tiens? Il y a deux autres invités qui arrivent.

 

-Je pensais pas qu’ils viendraient. C’est Dino Cavallone, un des grands amis de Tsuna et Hibari Kyoya son «ami». Ils n’ont jamais voulu admettre qu’ils étaient ensemble. Même après que je les ai surpris dans les toilettes en train de se bécoter. As-tu des questions?

 

-Non… Je crois que c’est bon.

 

-Ils ne manquent plus que les mariés! S’exclama Bel avant de se diriger vers le bar pour se servir lui aussi.

 

Fran l’accompagna mais préféra ne rien boire.

 

:¤:

 

Une heure passa avant que, enfin, le marié arrive. Comme tous les autres, Fran se précipita pour observer le cousin de son amant. Sa surprise fut à son comble quand il découvrit un jeune homme plutôt grand avec des cheveux bruns en bataille. Le marié souriait de toutes ses dents et dégageait une assurance inébranlable. La stupéfaction de l’adolescent s’expliquait par le fait que Bel avait toujours décrit son cousin comme étant un gamin lâche, faible et peu confiant.

 

Lorsque le plus jeune se retourna, il vit que son amant avait la même expression que lui. De toute évidence, il n’avait pas vu son cousin depuis plusieurs années.

 

Tsuna serra les mains qu’on lui tendait et retrouva avec joie sa famille et ses amis. Bel s’approcha de son cousin, poussé par sa mère.

 

-Maman! Il est occupé là! Je le saluerai plus tard!

 

-Non! Tout de suite.

 

Le châtain qui venait de terminer de saluer la foule qui l’entourait remarqua la petite furie blonde qui poussait rageusement son fils devant elle.

 

-Je vois que vous n’avez pas du tout changer ma tante. S’exclama Tsuna en pouffant.

 

Époussetant sa robe, la petite femme sourit chaleureusement à son neveu en lui souhaitant tout le bonheur du monde avant de donner un coup de coude à son fils.

 

-Hum… C’est la vieille qui AÏE! Ne me frappe pas!

 

La «vieille» en question venait de lui donner un nouveau coup de coude directement dans les côtes. En face, le marié tentait de retenir son fou rire.

 

-Donc je disais que… ma mère… m’avait forcé à venir te saluer donc félicitations.

 

-Merci. Qui est ton ami? Demanda-t-il en pointant Fran.

 

-C’est Fran. Un… ami que j’ai rencontré au travail.

 

-Hum hum… Acquiesça le châtain en se disant que deux amis ne se regarderaient sûrement pas comme ça.

 

-La mariée arrive! Hurla un des convives.

 

-VITE! Tous en place! Se mit à crier la mère de Bel.

 

-KYOKO! NOOONN!!! Hurla Ryohei, encore contrarié de perdre sa sœur.

 

Tsuna se dépêcha de rejoindre sa place devant l’autel où le prêtre l’attendait déjà. Les invités se bousculaient pour trouver une place parmi les chaises installées dans le jardin pour l’occasion. Fran suivit Bel à travers les rangées de chaises et ils se trouvèrent une place près de Squalo. Malheureusement, Mukuro vint s’asseoir à la place de libre près de Fran.

 

-Dégage! Siffla Bel.

 

Trop tard. La marche nuptiale commençait en le bleuté ne pouvait plus changer de place. Il tira la langue à son cousin avant de se lever comme tout le monde pour accueillir la mariée.

 

Fran angoissait. Il allait être assit à côté du cousin fou furieux tout au long de la cérémonie. Cependant, ses craintes s’envolèrent un instant de ses pensées alors que Kyoko s’avançait parmi tous les pétales qui voltigeaient autour d’elle. Deux jeunes filles aux cheveux bruns la suivaient. Sans doute les demoiselles d’honneur, mais c’était la mariée qui avait attiré l’attention de l’adolescent. Elle resplendissait dans sa robe, au bras de son père. Ses cheveux avait été remontés en un chignon sous son voile et sa robe brillait de mille feux dû aux perles qui y étaient accrochées.

 

À l’avant, Tsuna souriait de pur bonheur tandis que Gokudera lui tapotait l’épaule. La musique cessa enfin et Kyoko s’arrêta devant le prêtre pour faire face à son futur mari. Ce dernier souleva le voile tandis que les deux filles se plaçaient sur le côté et que le père allait s’asseoir au premier rang.

 

Le pasteur commença son long discours, parlant du bonheur et des promesses de fidélités ainsi que de l’amour. Les promis échangèrent leurs vœux et les alliances. La cérémonie se termina sur un typique «et vous pouvez embrasser la mariée». Tsuna se pencha et embrassa sa femme tandis que la foule hurlait sa joie. En fait, une partie de la foule hurlait sa joie. Pour le reste, Fran hurlait de terreur tandis que la main de Mukuro, qui avait profité du fait que tout le monde s’était à nouveau levé, remontait sur sa cuisse vers son entre-jambe, le fautif hurlait de douleur sous le coup de Bel et ce dernier hurlait de fureur. Bref, tout le monde était content.

 

:¤:

 

La réception dura jusqu’à tard dans la nuit. La musique battait aux oreilles et chacun avait pu danser avec la mariée. Les étoiles éclairaient le ciel tandis que des lanternes suspendues aux arbres illuminaient le jardin. Des lucioles brillaient de temps à autres au milieu des danseurs et l’alcool coulait à flot. Les gens s’amusaient et on se souviendrait longtemps du mariage de Sawada Tsunayoshi.

 

Certaines personnes avaient disparu dès la fin de la cérémonie. On n’avait plus revu Reborn, Dino et Hibari qui étaient venus simplement pour assister au mariage en tant que tel. Reborn et Hibari détestaient les réunions de gens et Dino avait raccompagné le brun.

 

Les autres quittaient la fête petit à petit au fil des heures. Ainsi, à trois heures du matin, il ne restait plus qu’un groupe de jeunes à l’extérieur qui se contaient des anecdotes de leur jeunesse. Fran écoutait avec avidité toutes les histoires cocasses à propos de son amant. Autour d’un petit feu qui avait été allumé, ils étaient sept. Gokudera, Yamamoto, Tsuna, Kyoko, Squalo, Bel et lui-même. Ils riaient tout bas aux blagues racontées et la soirée était excellente.

 

-Alors Tsuna? Content? Depuis le temps que tu me parles de cette fille! S’exclama Takeshi.

 

-Idiot! Fallait pas le dire ça! S’exclama Hayato en se pinçant l’arête du nez.

 

-Haha.

 

-Oui je suis assez content… Sourit le châtain en serrant son épouse dans ses bras.

 

Elle avait quitté sa robe pour enfiler une tenue plus décontractée. Elle se colla contre son mari et lui rendit son sourire.

 

Quelques minutes plus tard, le couple annonça qu’il allait partir. Gokudera et Yamamoto les imitèrent peu de temps après et les trois restants éteignirent le feu avant de rentrer se coucher.

 

En s’allongeant dans le lit de Bel, Fran se motiva. Demain il pourrait à nouveau serrer son amant dans ses bras et l’embrasser. Avec un petit sourire ravi, il se rappela du mariage et se dit que, malgré son idée de départ, tout s’était assez bien passé et il ne s’était pas du tout ennuyé. La famille de Bel était assez intéressante.

 

Alors qu’il allait s’endormir, il entendit le plancher du couloir craqué sous des pas et la porte de sa chambre s’ouvrit. En se retournant, Fran pu se rassurer. Ce n’était que Bel.

 

-Bel? C’est bien toi?

 

-Oui.

 

Sa voix semblait plaintive. Il avait peut-être mal?

 

-Ça va?

 

-Fran. Souffla le blond.

 

L’adolescent sentit son amant s’allonger à ses côtés et il chercha à se rapprocher quand il sentit la «maladie» de son petit ami.

 

-Bel… tu es…

 

-Fran, faisons-le ici et maintenant. Je ne peux plus me retenir.

 

Le plus jeune sentit ses yeux s’agrandir sous la surprise. Avec sa famille juste à côté?! Jamais!

 

-Bel attends!

 

Mais l’autre avait déjà commencé à soulever son chandail.

 

-Je suis désolé, amour. Je n’attends plus. Je t’aime trop et de te voir autant rire aujourd’hui, c’est un véritable aphrodisiaque. Enfin, je vais pouvoir te goûter.

 

Il avait soufflé sa dernière phrase dans son cou ce qui le fit frissonner.

 

Et tandis que Bel parsemait sa poitrine de baisers, Fran se dit qu’après tout il le voulait tout autant. La famille devrait bien savoir un jour ou l’autre pour eux de toute façon.

 

Dans un petit gémissement, il répondit au baiser fougueux que lui prodiguait son amant.

 

:¤:

 

Tout d’abord, désolée pour cette attente qui a été trop longue, même pour moi.

C’est avec plaisir que j’ai écrit ce chapitre. Je me suis ennuyée des persos et même Rasiel commençait à me manquer.

La suite devrait arriver plus rapidement étant donné le ménage que j’ai fait dans mon emploi du temps.

Je crois que j’ai casé le plus de personnages que je le pouvais dans cette histoire!

Ils apparaissent presque tous dans ce chapitre.

Merci de me suivre et de me laisser de charmants commentaires! Dédicace à Lily qui m’a laissé un roman en guise de comm.

Merci aussi à Cynth, Lana et Sebastian!

 

 

La prochaine fois :

 

 

La famille de Bel découvre tout!

Xanxus est de retour et en force, accompagné d’une personne inquiétante!

Lussuria a disparu!

Et bien sûr! La suite de ce chapitre c’est-à-dire le lemon!

Par MissAkatsuki
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
Jeudi 24 décembre 2009 4 24 /12 /Déc /2009 18:46
32.jpg

Bonjour!
Voilà! Je viens à l'instant de poster toutes les fics que j'avais prévu pour Noël!
On y retrouve la suite de Addicted, de Leur vie à deux ainsi que des Drabbles de One piece, mais il y a aussi de nombreux One Shot.
Alors je vous souhaite une bonne lecture et un joyeux Noël!
Je serai de retour pour le nouvel an avec deux autres fics!
À plus!

P.S. Je publie plus tôt que prévu car je ne serai pas là ce soir!
Par MissAkatsuki - Publié dans : News about nothing
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Jeudi 24 décembre 2009 4 24 /12 /Déc /2009 18:30

Death-Note-2.jpg

Ici je mettrai mes fics sur Death Note!

Disclaimer : Tous les personnages de Death Note appartiennent à Tsugumi Oba et Takeshi Obata.



One Shot :

You got me under a spell  
(Light/L  M)
Toi et moi  
(Matt/Mello  T)

Par MissAkatsuki
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 24 décembre 2009 4 24 /12 /Déc /2009 18:29
reborn-157.jpg

Rating : M
Pairing : 8018



Un conte de Noël

 

 

Il était une fois, un homme que l’on surnommait Saint Nicolas. Et contrairement à ce que les histoires de nos jours peuvent raconter, Saint Nicolas n’était pas vêtu de rouge, n’avait pas de poids en trop et, surtout, n’avait pas de barbe. Il n’était pas vieux du tout et on pouvait même le considérer comme très séduisant. En fait, il ne ressemblait en rien à la description que l’on connaît de lui si ce n’est son incroyable gentillesse et son amour pour les enfants. Saint Nicolas était un nom donné par les gens qui avaient bénéficié de sa bonté. Son véritable nom était Yamamoto Takeshi.

 

 

Myre, 301 après Jésus Christ.

 

 

La nuit était tombée depuis longtemps sur le village de Myre et une épaisse couche de neige recouvrait le sol en ce mois de décembre. Mais pourtant, un jeune homme marchait dans les rues traînant derrière lui un grand sac. Regardant à gauche et à droite, il se dirigea vers une petite maison qui tombait en ruine et toqua trois fois. La porte s’entrebâilla et une femme apparut dans la lumière. Dès qu’elle reconnue son visiteur, elle le laissa entrer.

 

 

À l’intérieur, dans l’unique pièce de la maison, il y avait des lits partout et plusieurs couvertures à même le sol. Une table et une cheminée occupaient la plus grande partie de la pièce. Les fenêtres avaient été calfeutrées avec de vieux linges pour éviter au froid d’entrer. Un feu ronflait dans l’âtre et plusieurs enfants, une vingtaine, regardaient les flammes danser.

 

 

Soudain, un petit garçon aux cheveux blonds comme les blés se retourna et, en voyant le nouvel arrivant, hurla :

 

 

-Saint Nicolas!

 

 

Tous les autres se retournèrent aussi et commencèrent à crier en chœur :

 

 

-Saint Nicolas!

 

 

-Bonsoir les enfants! S’écria Yamamoto en attrapant les jeunes qui lui sautaient au cou.

 

 

Même les plus vieux s’approchèrent timidement afin de mieux le voir. Takeshi riait de bon cœur en chatouillant une fillette ou encore en faisant la course contre deux petits garçons.

 

 

Après un petit moment passé à jouer avec tous les gamins présents, Yamamoto retourna à l’entrée où il avait déposé son gros sac. Il regarda ensuite les enfants qui s’étaient tous assis en demi-cercle. Un petit sourire vint s’accrocher à ses lèvres alors qu’il demandait :

 

 

-Est-ce que quelqu’un peut me dire ce qu’il y a dans ce sac?

 

 

-Des jouets! Hurlèrent certains.

 

 

-Des peluches! Hurlèrent les autres.

 

 

Et, dans un grand rire, Yamamoto vida son sac par terre au milieu des enfants. À l’intérieur, il y avait des jouets de toutes sortes. Des petits soldats de plomb, des poupées, des petits chevaux de bois et des trains peinturés de toutes les couleurs et qui avançaient sur de petites roues en bois. Des peluches représentant des ours, des chats ou encore des chiens trônaient sur la pile. Des vêtements chauds pour l’hiver apparaissaient ça et là parmi les jouets.

 

 

En criant, les jeunes se précipitèrent sur la montagne de présents. Il y en avait pour tous les goûts et pour tous les âges. La femme qui était venue ouvrir à Takeshi et qui était aussi la directrice de l’orphelinat pleurait à chaudes larmes devant le spectacle. Depuis maintenant trois ans, ce jeune homme dont personne ne savait rien venait leur rendre visite une fois par mois. Elle savait de source sûre qu’il visitait aussi les deux autres orphelinats du village avant de passer chez elle. Mais d’où venaient donc tous ces jouets?

 

 

-Qui veut entendre une histoire? Demanda Takeshi à la cantonade.

 

 

-Moi! S’écrièrent les enfants d’une seule et même voix.

 

 

S’installant devant le feu avec un livre qu’il avait apporté, Yamamoto commença une histoire qui se termina vingt minutes plus tard. Tous les petits dormaient à poings fermés, un grand sourire aux lèvres.

 

 

Il se leva ensuite sans faire de bruit et enfila son manteau et ses bottes. La jeune femme qui lui avait ouvert vint le voir pour le saluer après qu’elle eut bordé tous les jeunes.

 

 

-Encore une fois, Saint Nicolas, vous avez apporté la joie et la paix dans cet orphelinat. Les enfants me parlent sans cesse de vous et des histoires que vous leur raconter.

 

 

-Ça me fait plaisir Kyoko et mon seul plaisir est de voir leurs visages s’illuminer lorsqu’ils me voient arriver.

 

 

Il se pencha et déposa un baiser sur le front de la femme qui ferma les yeux. Il déposa ensuite une petite bourse contenant quelques pièces d’or dans la main de la propriétaire des lieux. Avant qu’elle ne puisse protester, l’homme avait disparut dans un tourbillon de neige. La directrice pria pour le bonheur de ce jeune homme qui amenait la joie dans son orphelinat à chaque vingt-cinq du mois.

 

 

Dehors, Yamamoto marchait vers le quartier sud de la ville. Ses amis devaient maintenant l’attendre.

 

 

Après une bonne heure de marche, il entra dans un vieil entrepôt où de la lumière brillait encore malgré l’heure tardive. À l’intérieur, plusieurs personnes étaient en train de fêter. Encore une réussite ce mois-ci. Des outils traînaient un peu partout ainsi que des morceaux de tissu et de bois.

 

 

Takeshi s’approcha du petit groupe. Tous ses amis d’enfance. Il y avait Gokudera, Tsuna, Dino, Lambo et Ryohei. C’était les seuls qui étaient restés près de lui malgré les épreuves. Ils avaient décidé d’un commun accord de créer cette usine où il fabriquerait eux-mêmes des jouets qu’ils distribuaient plus tard aux jeunes défavorisés. Et, depuis trois ans, il faisait le bonheur d’une cinquantaine d’enfants.

 

 

C’est Tsuna qui le remarqua le premier.

 

 

-Alors, Yamamoto, comment c’était ce soir?

 

 

Le brun commença alors à raconter sa soirée à ses amis qui se réjouissaient de la réaction des enfants.

 

 

Ils se quittèrent tard dans la nuit avec la satisfaction du travail accompli. Demain, ils recommenceraient tout à zéro et de nouveaux jouets allaient être créés.

 

 

Yamamoto marchait d’un pas léger vers sa maison où l’attendait la personne la plus chère à son cœur.

 

 

Et est-ce que vous avez déjà entendu parler de la compagne de Saint Nicolas, celle que l’on nomma plus tard Mère Noël? Encore une fois, vous avez tout faux. Ces vieilles histoires ont toutes été modifiées pour éviter les scandales. Car, voyez-vous, la raison pour laquelle Yamamoto Takeshi aimait autant les enfants, c’est qu’il ne pourrait jamais en avoir lui-même. Depuis son adolescence, celui que tout le monde connaissait sous le nom de Saint Nicolas avait découvert qu’il préférait les hommes aux femmes. Désespéré par cette fatalité, il avait tenté plusieurs fois de mettre fin à ses jours. Il avait ensuite sombré dans la dépression et dans l’alcool. Ses amis s’inquiétaient beaucoup pour lui et même s’ils connaissaient la différence de leur ami, ils l’acceptaient.

 

 

Un jour, alors qu’il croyait qu’il ne pourrait jamais plus remonter la pente, il croisa le regard d’un jeune homme qui devait avoir son âge. Ses yeux d’un bleu glacé et profond avaient croisés les siens pour ne plus se quitter. Il traversa la route qui les séparait et alla se présenter. L’autre était du genre réservé et timide mais agressif lorsqu’il se sentait attaqué. Hibari Kyoya qu’il s’appelait. Pour la première fois de sa vie, Yamamoto était amoureux et ce, depuis le premier regard. Mais il préférait vivre son amour qu’il croyait à sens unique en silence plutôt que de perdre l’élu de son cœur en lui avouant.

 

 

C’est ainsi qu’ils devinrent amis malgré la réticence du plus réservé. Et, un soir, alors qu’ils sortaient d’un bar, Hibari l’avait agrippé par les bords de son manteaux et l’avait embrassé en murmurant un «je n’en peux plus». Sous la surprise, Takeshi resta d’abord de marbre et, tandis que Kyoya s’éloignait de lui, il lui attrapa le menton pour continuer le baiser.

 

 

Ils avaient ensuite passé la nuit ensemble chez Hibari et ils ne s’étaient pas quitté depuis. Trois ans et quelques mois qu’ils vivaient ensemble. Mais ils faisaient bien attention à ce que personne ne le découvre jamais. Car c’était une chose très mal vue par les gens à leur époque. C’est après avoir découvert le bonheur aux côtés de son amant que Yamamoto proposa son projet à ses amis pour rendre les enfants heureux. Tous acceptèrent avec joie.

 

 

Takeshi arriva enfin devant chez lui. Il poussa la porte et se retrouva dans un petit salon faiblement éclairé par une bougie et un feu dans la cheminée. Son amant était allongé sur le sofa, un livre ouvert sur son ventre. Il dormait bien tranquillement et sa respiration était calme.

 

 

Takeshi accrocha son manteau et rangea ses bottes. Il observa son petit ami et sourit tendrement devant le spectacle divin que représentait Hibari Kyoya en train de dormir.

 

 

Il s’approcha doucement du corps endormi et déposa un baiser sur les lèvres entrouvertes. Son amant remua sous lui mais sans se réveiller.

 

 

Il fit ensuite glisser sa langue sur les lèvres roses qu’il mordilla légèrement. Au bout d’un moment, il sentit une langue venir timidement à la rencontre de sa jumelle. Il ouvrit les yeux pour voir les deux océans bleus foncé qui l’avaient captivé dès le premier jour le fixaient.

 

 

Le baiser devint rapidement passionné et, quand ils se quittèrent pour reprendre un peu d’air, Hibari vint se coller contre son torse. Il y avait un moment déjà que le petit brun avait abandonné son côté froid et hostile en la présence de son amant.

 

 

-Est-ce qu’ils étaient contents? Demanda Kyoya.

 

 

-Moui. Très. Mais, dis-moi, est-ce que tu viens de me demander comment allaient ces enfants dont tu dis ne pas te soucier?

 

 

Hibari se renfrogna et ses joues prirent une délicate teinte rosée.

 

 

Avec un petit rire, Yamamoto déposa un baiser sur le nez de son amour avant de descendre jusqu’au cou qu’il grignota tout en détachant lentement les boutons de la chemise de son amant.

 

 

-Nh… Takeshi.

 

 

-Je t’aime tellement. Tu es la meilleure chose qui me soit arrivée. Lui susurra le plus grand des deux.

 

 

-Je…t’aime aussi. Haleta l’autre tandis que son amant avait passé sa main dans son pantalon.

 

 

Il s’accrocha désespérément à la veste de son petit ami qui lui léchait maintenant le torse. Une larme roula sur sa joue car il savait que tout avait toujours une fin. Son bonheur ne pouvait que se transformer en malheur et peu importe ce qu’il pouvait tenter pour l’en empêcher.

 

 

Mais pour l’instant, rien ne comptait plus que leurs corps en feu qui se rapprochaient dangereusement et qui s’électrisaient un peu plus à chaque contact. Leurs langues qui se cherchaient et se trouvaient, leur plaisir commun qui grandissait rapidement tout comme leur amour. Deux corps, deux âmes qui se cherchent et qui se trouvent pour ne plus se quitter. Le bonheur d’aimer et de se savoir aimé en retour. Le plaisir ressentit au sommet de leurs caresses et le silence qui suit. Car ces moments là n’ont pas besoin de mots. Ils se comprennent, savent qu’ils ressentent exactement la même chose. Pour finalement s’endormir dans les bras de l’autre.

 

 

:¤:

 

 

Un mois passa. Yamamoto était dans l’entrée de leur maison en train d’enfiler ses bottes et son manteau. Hibari apparut dans le cadre de la porte.

 

 

-Tu dois vraiment y aller?

 

 

-Oui. Ces enfants comptent sur moi.

 

 

-…

 

 

-Allez! Ne fait pas la tête! Je reviens ce soir et on fera tout ce que tu veux.

 

 

Un dernier baiser et Takeshi sortit dans l’air froid de cette fin d’après-midi. Il disparut rapidement dans les rues du village.

 

 

L’obscurité se fit rapidement et Yamamoto pressa le pas. Il était partit plus tard que prévu pour cause de beau brun nécessitant de l’affection. Mais il devait se dépêcher car les enfants l’attendaient.

 

 

Au détour d’une rue, il tomba sur la Varia, un groupe de rebelles du village qui faisait régner «l’ordre». En fait, ils se contentaient de massacrer des innocents sans défense qui avaient, selon eux, enfreints les lois. Ils utilisaient bêtement l’excuse d’exécuter la volonté de Dieu pour maltraiter les plus faibles.

 

 

«Merde. J’suis mal là

 

 

-Tiens, tiens. Saint Nicolas comme ils t’appellent tous. Que nous vaut l’honneur de ta visite?

 

 

-Je me rendais chez des amis alors si vous voulez m’excuser…

 

 

Mais alors qu’il repartait en sens inverse, le plus grand de la bande le rattrapa et le ramena face à son boss.

 

 

-Tu ne croiras jamais ce que j’ai entendu dire sur toi! S’esclaffa Xanxus, le chef.

 

 

-…

 

 

-Il paraît que tu fais ta vie avec un homme! Ah, c’est la meilleure! Tu ne trouves pas? Lui demanda-t-il avec un regard méprisant qui prouvait qu’il savait la vérité.

 

 

«Je suis vraiment mais vraiment mal là

 

 

-Ma source n’a pas voulu me révéler le nom de cet homme mais soit bien sûr qu’on le retrouvera.

 

 

«Au moins Hibari sera sauf

 

 

-Les gars, je crois qu’on doit le punir. Il agit contre Dieu et trouble la paix du village.

 

 

Et avant que Yamamoto n’ait pu s’enfuir, le grand gaillard qui le tenait lui balança un coup dans l’estomac. La respiration coupée, Takeshi glissa au sol. Un petit blond qui se tenait à l’arrière du groupe s’avança pour lui flanquer un coup de pied puissant en plein visage. Un craquement sinistre se fit entendre, signe que le nez venait d’être cassé.

 

 

Alors qu’il essayait de se relever, Xanxus lui attrapa férocement les cheveux et lui souffla à l’oreille :

 

 

-J’espère que tu auras appris ta leçon. Quoiqu’elle ne te servira plus à rien à présent.

 

 

Et il le frappa au visage.

 

 

Yamamoto sentit sa tête tourner. Sa vision se faisait de plus en plus flou et du sang emplit sa bouche. Il s’étouffa lentement avec le liquide poisseux qui s’insinuait dans sa gorge.

 

 

Pendant ce temps, les autres continuèrent de le rouer de coups jusqu’à ce que la victime ne puisse plus bouger.

 

 

Ennuyé, Xanxus fit un geste de la main et une des brutes sortit un couteau. Yamamoto sentit le métal froid lui déchirer la peau et se planter à plusieurs reprises dans son corps glacé. À chaque endroit où elle frappait, l’arme laissait un grand vide froid, aspirant un peu plus de sa vie à chaque coup.

 

 

La Varia s’enfuit en courant, laissant leur victime agoniser dans la neige froide qui devenait peu à peu rouge.

 

 

Dans un dernier râle rauque, Yamamoto mourut avec, dans ses pensées, le visage de son amant qu’il ne verrait plus.

 

 

:¤:

 

 

Cette nuit-là, les orphelins se couchèrent sans cadeaux et sans histoire. Kyoko, inquiète, attendit à la fenêtre jusqu’à une heure tardive mais Saint Nicolas ne vint pas. Gokudera, Tsuna, Dino, Lambo et Ryohei partirent chez Yamamoto pour voir ce qui le retenait. Jusqu’à maintenant, il n’avait jamais été en retard. Hibari, dont ils connaissaient tous le rôle dans la vie de leur ami, leur apprit qu’il était partit plusieurs heures auparavant vers leur entrepôt. Ils repartirent tous les six à la recherche de Takeshi.

 

 

Ce n’est qu’au petit matin qu’ils le découvrirent. Il était allongé sur le ventre, dans la neige qui avait pris une teinte rouge sombre. Ses yeux encore ouverts reflétaient le paysage sans le voir. Hibari se pencha vers le corps froid et sans vie de son amant et lui prit la main tandis que Tsuna hurlait que ça ne pouvait pas être vrai et que Gokudera était partit chercher du secours. Des larmes coulaient sur les joues du brun tandis qu’il se remémorait leur rencontre et tous les bons moments passés ensemble ainsi que toutes ces nuits où ils s’étaient aimés.

 

 

Dans l’après-midi, on enterra Saint Nicolas. Les trois orphelinats au grand complet étaient présents et tous pleuraient le départ de cet ange salvateur qui avait apporté un peu de bonheur dans leur vie. Cependant, avec les amis du défunt, ils étaient les seuls à s’être présentés. Personne ne voulait être associé à une «tapette» surtout avec La Varia dans les parages.

 

 

L’entrepôt où les jouets étaient fabriqués fut vidé et la vie reprit son cours normal après quelques mois de silence et de peine. Deux des orphelinats durent fermer leurs portes à cause du manque de fonds et seul celui de Kyoko subsista. Plusieurs enfants se retrouvèrent sans logis et beaucoup moururent de faim. Maintenant que Saint Nicolas n’était plus là, tous ressentait le bien qu’il apportait à ce village. Mais il était trop tard.

 

 

Hibari resta seul, enfermé chez lui, chez eux. Il ne pleurait plus. Il se contentait de rester allongé dans ce qui fut leur lit et de repenser à toutes les paroles de son amant tout en reniflant nuit et jour l’odeur de son amour qui était imprégnée dans l’oreiller. Il était au bord du désespoir et il se laissait lentement dépérir. À quoi bon survivre puisque la seule chose qui le maintenait en vie était morte?

 

 

Un jour, alors qu’il sortait prendre l’air pour se changer les idées en vain, il tomba sur un jouet qui se tenait devant sa porte. Un petit cheval de bois. Au loin, un enfant s’enfuyait de peur d’être surpris devant la maison des «exclus».

 

 

En écarquillant les yeux, Hibari prit l’objet entre ses doigts et réalisa soudain que tout ceux que Yamamoto avait aidé en tant que Saint Nicolas avait été au courant pour eux durant toutes ces années. Ils l’avaient accepté. Il eut un petit sourire de tristesse en se disant que tout cela aurait pu être évité. Se ressaisissant, il se dit que tout ça allait changer. Son amant avait tenté de faire bouger les choses. À lui de continuer sur les traces de son amour. Il n’allait pas abandonner.

 

 

Glissant le cheval dans sa poche, il partit vers la maison de Tsuna en se promettant que le mois prochain, Saint Nicolas serait de retour.

 

 

:¤:

 

 

L’histoire de Saint Nicolas est racontée depuis toujours dans les familles. Cet homme au grand cœur qui aidait les plus démunis. Seulement, ce que l’histoire ne dit pas, c’est comment il s’est fait agresser par des gens cruels pour avoir trouvé l’amour de sa vie. Tout ça parce qu’il était différent. Cependant, quelque part, la véritable histoire subsiste. À l’époque, un homme s’est entêté à raconter sa version de la tragédie en espérant que son amant resterait gravé dans les mémoires comme étant la personne la plus généreuse et sensible qui soit. Comme lui le connaissait. Malheureusement, trop de gens s’attardent aux apparences et ne veulent pas découvrir ce qui se cache dessous. Hibari Kyoya mourut quelques années plus tard pour avoir tenté de révéler la vérité. Les gens préféraient rester enfermés dans leur monde de mensonge plutôt que de voir la lumière. Mais les optimistes qui, comme vous et moi, croient la véritable histoire sont certains que Yamamoto et Hibari se sont retrouvés après toutes ces épreuves.

 

 

Fin

 

 

:¤:

 

 

Playlist :

 

Bring me to life - Evanescence

Encore une nuit - Marie-Mai

Gunnin - Hedley

Thanks for the memories - Fall out Boy

Par MissAkatsuki
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Jeudi 24 décembre 2009 4 24 /12 /Déc /2009 18:25
Death-Note-113.jpg

Rating : M
Pairing : Light/L



You had me under a spell

 

 

Dès qu’il avait découvert le pouvoir du cahier, Light s’était juré qu’il ferait tout pour parvenir à son but. Pour faire régner la paix absolue sur Terre afin que tous vivent dans un monde sans criminalité. Il s’était promis d’endurer les pires atrocités et qu’il subirait n’importe qu’elle torture pour accomplir sa destinée. Seulement, il y avait un détail qu’il n’avait pas prévu. Un simple petit détail qui lui avait fait remettre tout son plan, toute son existence en question. Ryuzaki. L et ses grands yeux noirs où se reflétaient tant de tristesse, son corps mince et élancé, son amour inconditionnel des sucreries mais aussi son esprit vif et rusé, tout faisait que Light était attiré par lui. Quoique, au début, il en était tout autrement.

 

Aussitôt qu’il avait appris la véritable identité de «Hideki Ryuga», Kira l’avait détesté. Il l’avait haït au point de ne plus en dormir. Ses pensées étaient entièrement tournées vers une vengeance qu’il prévoyait douce et amer à la fois. Mais il s’était juré d’attendre le bon moment pour éliminer son pire rival. C’est pourquoi, quand il vit que les soupçons de L se retournaient lentement mais sûrement vers lui, sa promesse de tout faire pour réussir lui revint en mémoire. Il avait alors proposé de se faire enfermer afin de prouver son innocence. Il avait même été jusqu’à renoncé au Death Note pour s’assurer la victoire.

 

Son plan marchait comme sur des roulettes jusqu’à ce point-là. Il avait aidé Ryuzaki dans son enquête et, ensembles, ils avaient coincé le nouvel utilisateur du cahier et ils étaient même devenus de bons amis. Seulement, le Death Note était retombé dans les mains de Light et la mémoire lui était revenue. Son aversion pour son «ami», son plan de paix et de justice ainsi que sa promesse. Tout.

 

Et la vie continua. Un nouveau Kira apparut et les affaires reprirent. Jamais Light n’abandonna son espoir de voir un jour un monde parfait. Il s’était promis de tout faire pour l’atteindre et il ferait tout. Même quand Ryuzaki avait demandé à lui parler en privé, il avait accepté. Le détective lui avait alors avoué de but en blanc qu’il désirait coucher avec lui. Et Light, jeune et stupide, avait accepté en se disant qu’il tenait une chance en or d’amadouer son ennemi et de faire s’envoler tous ses soupçons. Bien sûr, il allait devoir donner son corps à un homme qu’il détestait, mais qu’était ce sacrifice en comparaison de créer un monde sans crime?

 

Ce qui avait suivit, Light préférait ne pas y penser. Pas parce que ça l’avait dégoûté. Non, bien au contraire. Lorsqu’il faisait l’amour à Misa, il ne ressentait rien. Il se contentait de la baiser afin de la soumettre un peu plus à son charme. Mais, en couchant avec Ryuzaki, il n’avait pu empêcher les gémissements et les grognements de plaisir de franchir ses lèvres. À peine avait-il finit les préliminaires qu’il se sentait sur le point d’exploser. Caresser ce corps si pâle et si sensible l’avait rendu fou de plaisir. Avec horreur, il se rendait maintenant compte qu’il avait fait passer le plaisir de son partenaire avant le sien. Chose qui n’était jamais arrivée avec Misa. Il s’était rassasié des petits cris que poussait son amant sous lui et il avait pris du plaisir en sentant la chair de l’autre l’emprisonner entre ses cuisses. Il s’était enivré de se baisers, de sa peau, de ses yeux qui n’étaient plus que désir lorsque l’orgasme les avait frappé. Il se souvenait avec perfection du goût de la peau de L et la satisfaction qu’il avait sentit à la mordiller et à la marquer. Lors de leurs ébats, il était devenu un animal assoiffé de chair qui ne désirait qu’une chose : recommencer.

 

Mais le lendemain, tout était revenu à la normale. Il se mentait en se disant que ça ne lui avait fait aucun effet, mais il savait que ça ne se reproduirait plus. Il avait fait ce qu’il fallait pour avancer vers son but. Même L jouait la carte de l’indifférence et faisait comme si rien ne s’était passé. La vie reprit son cours.

 

Une semaine. C’est tout le temps qu’ils avaient sut se mentir à eux-mêmes. Cette nuit-là, Light était descendu à la cuisine pour se chercher un verre d’eau. À sa plus grande surprise, Ryuzaki était assis à la table, dans le noir, les yeux perdus dans le vide. En voyant la lumière qui s’ouvrait, il sursauta légèrement. Puis, réalisant qui venait d’entrer, un petit sourire éclaira ses traits.

 

-Que vient faire Light-kun dans la cuisine en pleine nuit?

 

Le châtain tiqua. L avait abandonné le ton froid et distant qu’il lui réservait lorsqu’ils étaient en public.

 

-Est-ce que c’est interdit de venir boire de l’eau?

 

-Pas à ce que je sache, Light-kun.

 

Light frissonna. L’autre avait clairement insisté sur le dernier mot.

 

-Bien. Répondit-il.

 

Il voulait jouer à ce petit jeu? Et bien ils allaient y jouer à deux. Light ouvrit le robinet et se servit un verre d’eau. Mais alors qu’il le portait à sa bouche, il le renversa sur lui faisant coller ses vêtements à sa peau.

 

-Merde! Jura-t-il tout en se retourna pour voir la réaction de son éternel rival.

 

Ce dernier avait les yeux ronds comme des billes et fixait intensément ses tétons que le chandail moulait à la perfection. La tension dans la pièce était palpable.

 

-Ryuzaki, je peux savoir ce que tu regardes? Demanda Light avec un petit sourire sadique.

 

-Rien du tout.

 

-Très bien.

 

-Bien…

 

L se leva d’un bond, repoussant la chaise sur laquelle il était assis tandis que Light laissait tomber son verre qui se brisa en milles morceaux. Mais aucun des deux ne se souciait des dégâts. Ils étaient déjà ailleurs. Brusquement, ils s’embrassèrent. Ni doucement, ni passionnément. C’était brutal, agressif, explosif mais d’une sensualité hors du commun. Leurs lèvres se cherchaient et se trouvaient dans une bagarre violente tandis que leurs mains empoignaient tous ce qui se trouvait à leur portée.

 

Une semaine. C’était le maximum. Leur attirance commune était trop forte, comme une puissante magie qui les reliait l’un à l’autre. C’était comme si leur première nuit ensemble avait ouvert la porte à une foule de sentiments autres que le plaisir. Ils se désiraient, voulaient ressentir la peau de l’autre sous leurs doigts. Ils voulaient s’étreindre pour ne plus se lâcher. S’aimer à s’en consumer.

 

C’est seulement lorsqu’ils se lâchèrent qu’ils réalisèrent tous les sentiments qui venaient de passer entre eux par ce simple contact. Désireux de retrouver ces sensations, ils se rapprochèrent pour se toucher du bout des doigts. En tremblant, Light prit la parole :

 

-Je… Je crois que je vais retourner me coucher.

 

C’était mauvais. Son masque, sa carapace de froideur était en train de craquer sous la vague d’émotions que lui procurait le simple fait de voir le visage de Ryuzaki, à bout de souffle. Il ne savait plus quoi faire. Pour la première fois depuis qu’il avait reçu le Death Note, il doutait. Soudain, l’évidence le frappa. Quand était-il tombé amoureux de son pire ennemi? De son rival? De son… amant? Quand la colère et le dégoût c’étaient-ils transformés en passion et en amour? Probablement à la seconde même où leurs lèvres s’étaient rencontrées pour la première fois. C’était une grosse erreur de sa part d’avoir crut qu’il pourrait échapper à tous sentiments en couchant avec lui.

 

 Light porta une main à sa bouche et écarquilla les yeux à la suite de cette révélation. Il était amoureux? Comment pouvait-il aimer quand son but était de soumettre la Terre à une ère de paix? C’était son seul objectif, sa seule motivation. Et maintenant, il s’en voyait détourné. Il était en colère. Contre lui-même d’être aussi faible et d’avoir succombé ainsi à son «ami».

 

En relevant les yeux, il vit pour la première fois de l’incertitude sur le visage de L. Le détective semblait la proie des mêmes réflexions que lui!

 

-Bonne nuit, Ryuzaki. Trouva la force de dire Light.

 

Et il s’empressa de quitter la cuisine. Le simple fait de voir L lui rappelait cette montagne de sentiments qui l’habitait et il préférait oublier, se cacher dans les mensonges. Alors qu’il allait entrer dans sa chambre, le châtain sentit qu’on lui saisissait le bras.

 

-Light!

 

Plus de Light-kun? Mais c’est tout ce que Light eut le temps de penser puisque les lèvres de Ryuzaki se posèrent à nouveau sur les siennes, ouvrant cette porte qu’il tentait de refermer à tout prix.

 

Sans même se quitter, ils entrèrent dans la chambre et s’y enfermèrent.

 

Tandis qu’il enlevait un par un les vêtements de son amant, Light se posa l’ultime question :

 

«Qu’est-ce que je vais faire?»

 

Alors que le feu du plaisir le brûlait lentement de l’intérieur, il se dit que ce questionnement pouvait attendre à demain. Pour l’instant, il était sous l’influence d’un sortilège qui lui dictait de faire passionnément l’amour au corps sous lui qui n’attendait que ça.

 

Quelques temps après, les meurtres cessèrent et les cahiers de la mort ainsi que les shinigamis disparurent de la Terre. Light annonça publiquement sa relation avec le détective et tout le monde en fut surpris mais ils ne protestèrent pas. Après tout, les deux jeunes gens étaient assez vieux pour savoir ce qu’ils faisaient. Et la vie reprit un cours normale. Le duo de «L» était plus efficace que jamais et, dans l’ombre, ils vivaient leur amour démentiel. Jamais le feu ne s’éteignit. Le sortilège demeura en place.

 

:¤:

 

Dans une rue, sous un couchée de soleil, une jeune fille marche en chantonnant, ignorant les passants autour d’elle.

 

-Your subtleties, they strangle me…

 

Soudain, devant elle, elle aperçoit un cahier noir en mauvais état. Avec un petit sourire, elle le ramasse toujours en chantonnant et l’ouvre à la première page. Elle est vide. Tout comme le reste du cahier.

 

Sans même lever les yeux, la jeune fille blonde murmure :

 

-Ça faisait longtemps, Ryuk.

 

-Hmpf… Répond le shinigami.

 

-Light va bien payer pour tout ce qu’il m’a fait subir. Et Ryuzaki aussi.

 

Alors que le soleil se couche définitivement, la jeune fille repart, le pas plus joyeux toujours en chantonnant :

 

-When darkness turns to light, it ends tonight, it ends tonight.

 

FIN

C'était un premier essai pour ce couple...
Donc qu'en avez-vous pensé?
La chanson que chante Misa est It ends tonight - All American Rejects

Par MissAkatsuki
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 24 décembre 2009 4 24 /12 /Déc /2009 18:22
Death-Note-82.jpg

Rating : T
Pairing : Matt/Mello



Toi et moi


 

-Merde! Matt, j’espère que tu t’en es sortit! Murmure Mello au volant du camion qui contient Kiyomi Takada.

 

D’un geste rageur, il allume la radio où un présentateur paniqué décrit ce qui vient de se passer.

 

«Mademoiselle Takada a été enlevée! À ce que nous savons, ils sont deux. Un à moto, l’autre en voiture. Les policiers ont perdus la trace de celui qui est partit à moto mais on m’apprend à l’instant que celui dans la voiture vient d’être abattu par plusieurs agents. Il n’avait aucun papier sur lui mais certains disent qu’il…»

 

Mais déjà, Mello n’écoute plus. Matt est mort. Son meilleur ami, son confident, son complice est partit. Il ne reviendra plus.

 

Des larmes de rage glissent sur les joues du blond. Même s’il devait s’attendre à cette éventualité, il la refusait.

 

Il gardait espoir de retrouver Matt avec ses éternelles lunettes de plongé et sa console en revenant à leur appartement. Le roux lui demanderait pourquoi ça lui avait pris autant de temps et lui l’enverrait chier. Le geek se serait alors levé de son fauteuil pour s’approcher de lui. Il lui aurait encerclé la taille de ses bras et lui aurait parsemé le cou de baisers tandis que lui faisait semblant de se débattre, pour la forme. Combien de fois ils avaient finis dans les bras l’un de l’autre? Pourtant, il ne s’aimait pas. Du moins, ils ne se l’étaient jamais dit. Ce n’était que quelques moments d’égarement, n’est-ce pas?

 

D’un geste brusque, Mello essuie ses larmes en tentant de chasser le visage souriant de Matt de ses pensées. C’était du passé maintenant. Il devait se concentrer sur sa tâche. Rendre le sacrifice de son ami utile.

 

Soudain, quelque chose ne va pas. Sa vue se trouble et ses pensées deviennent de moins en moins claires. Il sent son sang qui circule moins vite, son cœur qui tambourine à ses oreilles de plus en plus lentement.

 

Dans un dernier éclair de lucidité, il repense à Matt, à ses manières brusques et à son caractère effronté. Mais Dieu qu’il l’aimait ce caractère! Son indifférence à ce qui l’entourait, son indépendance mais en même temps le besoin de sentir le blond à ses côtés. L’odeur de cigarettes de ses vêtements, le bruit de la console de jeux, le reflet de la lumière tamisée de l’appartement dans les drôles de lunettes orange, son rire sarcastique et son sourire moqueur. Oui, tout allait lui manquer.

 

-Matt, je t’…

 

Et le cœur de Mello s’arrêta.

 

FIN

 

Ceci est un test et je préfère ne pas trop m’étendre sur ce couple pour le moment.

Quoique j’ai adoré écrire sur eux!

Alors, ai-je respecté les personnages? L’histoire?

Bref, est-ce que je devrais continuer sur le Matt/Mello?

C’était le premier! YAYA!

*ressors le campagne*

P.S. La chanson que j’ai écouté durant l’écriture c’est Russian Roulette de Rihana.

 

 

Par MissAkatsuki
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires

Profil

  • MissAkatsuki
  • Yaoi Hime
  • Femme
  • 10/01/1992
  • Québec Montréal
  • Manga Anime Yaoi
  • Étudiante de 18 ans, j'ai tendance à me laisser aller dans des délires lemoniques que j'aime bien appeler fanfics. Bref, je suis une fangirl avec option yaoiste! Ceux que ça choque, et bien ouste!

Présentation

  • : Yaoi Hime
  • : 05/03/2009
  • : Dessins Yaoi BD
  • : Yo! Ici Misaka en direct de son blog! Je tiens à vous rappeler que j'écris presque uniquement du YAOI et souvent en LEMON. Donc, moins de 18 ans, passez votre chemin.

Mon blog

Recommander

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés